samedi 22 décembre 2018

A propos des Gilets Jaunes



Si je m’en réfère à quelques messages reçus certains des lecteurs habituels du Blog sont surpris du silence que je manifeste depuis plusieurs semaines alors que l’agitation politico-sociale est en pleine effervescence.

Chères lectrices et chers lecteurs, je vous dois en effet quelques explications.

J’ai été absent un grand moment et sans ordinateur à portée de la main il est, vous en conviendrez, difficile de s’exprimer sur un Blog.

Ces choses dites et brièvement j’en viens donc exprimer une opinion sans doute peu originale sur le conflit dit «  des gilets jaunes » et d’autres salariés :

Si les revendications exprimées au début de ce mouvement étaient – pour l’essentiel parfaitement compréhensibles et justifiées j’avoue que je suis surpris par certaines attitudes peu conformes à l’idée que je me fais de la démocratie.

La Démocratie ce n’est pas le pillage de commerces.  

La Démocratie ce n’est pas non plus de vouloir imposer aux autres ses propres idées (obliger certains automobilistes à mettre un gilet jaune sur le tableau de bord ne me semble pas relever de la Démocratie et du respect de l’opinion d’autrui).

La Démocratie ce n’est pas non plus détruire des monuments –  je pense aux actes intolérables commis à l’Arc de Triomphe – ou saccager des lieux publics qu’au final ce sera l’ensemble des Citoyens qui devront en acquitter le prix de la restauration
.
Plus près de nous et – certes sans en avoir la même portée – la destruction à Châtellerault de "la Main Jaune" relève plus de la bêtise que de la revendication. Mais il est vrai que si des progrès importants sont faits dans le domaine médical sur la "connerie" on butte.

La protestation initiale concernant la hausse des carburants était et reste une juste revendication, de même (et plus encore) la grogne contre l’augmentation scandaleuse de la CSG. Augmentation qui pénalise les plus faibles est inadmissible tout comme est inadmissible la suppression de l’ISF.

Mais il est vrai que le Président Macron est bien le Président des riches, et qu’à ce titre nous ne devrions pas être surpris.

D’autres revendications tout autant justifiées sont mises en avant et je ne crois pas que les propositions (voire les promesses) faites lors de Conférence de Presse soient suffisantes.

Les Services de Police ont – à juste titre – demandés des augmentations de salaires justifiées et des conditions de travail correctes. 

A l’évidence dans les jours qui viennent des salariés d’autres secteurs économiques poseront également des demandes d’augmentations de rémunérations et une amélioration des conditions de travail. Je pense en particulier au Secteur Hospitalier (et de la Santé en général).

Voilà en quelques mots mon sentiment sur la situation actuelle.


samedi 10 novembre 2018

L’armistice marque la fin de la guerre, mais ce n’est pas la Paix



Il ne faut pas parler d’armistice, au singulier, mais des armistices, au pluriel. 

Celui du 11 novembre est le plus important, puisqu’il est le dernier. 

Il a été précédé de trois autres, signés par les trois grands alliés de l’Allemagne qui sont importants pour d’autres Pays :
-               - la Bulgarie, le 29 septembre, à Thessalonique,
-               - l’empire Ottoman, le 30  octobre, à Moudros, le port de l’ile grecque de Lemnos,
-               - l’Autriche Hongrie, le 3 novembre, à la Villa Giusti, non loin de Padoue. 

-       Ensuite, l’accord signé à Rethondes, comme les trois qui ont précédé, n’étaient donc que des armistices c’est-à-dire des suspensions provisoires des hostilités.

Celui du 11 novembre, par exemple, était prévu pour durer 33 jours, puis il a ensuite été renouvelé. La guerre ne s’est terminée officiellement qu’avec la série de traité de Paix, qui se sont succédé à partir de 1919. 

Le plus célèbre est celui de Versailles, réglant le sort de l’empire allemand, et signé dans la galerie des glaces du château, le 28 juin.

Mais des militaires sont restés mobilisés jusqu’en 1923. 

N'ayons pas la mémoire courte : Pétain ... un grand traitre


Avec ces quelques mots : « Le maréchal Pétain a été aussi un grand soldat » le Président Macron a suscité une levée de boucliers. 

En effet comment oublier que dès le début de la 1ère guerre mondiale Pétain, (ainsi que le Général Barbot) était partisan de méthodes expéditives à l’égard des militaires refusant certains ordres. C’est ainsi que PÉTAIN a ordonné le 20 mars 1915 l’exécution d’Henri BOURGUND « fusillé sans jugement ». (1)

Personne ne peut oublier l’attitude soumise de PÉTAIN face à l’occupant nazi pendant la 2ème guerre mondiale. C’est à MONTOIRE (pas très loin de la Touraine dans le Loir et Cher) qu’il est venu rencontrer Hitler et l'assurer de son soutien. 

Mieux il a anticipé les demandes des nazis pour mettre en place la répression contre les résistants, les juifs, les communistes et  toutes Celles et tous Ceux qui n’acceptaient pas l’occupation nazie. 
Il a autorisé et facilité les déportations vers les camps de la mort.

Mais si beaucoup se souviennent de la trahison de Pétain en 1940, ils sont peu à se souvenir de ses liens privilégiés avec le dictateur espagnol Franco dans la répression au Maroc. 

En effet c’est Pétain qui, prenant la suite de Lyautey, va écraser l'insurrection dirigée par Abdelkrim et mettre fin en 1926 à République autoproclamée du Rif. 

Alors qu’ABD el KRIM écrivait au TIMES : «  Tout nos actes tendent vers ce but unique : la Paix ».

Pétain n’hésitera pas à utiliser les bombardements avec le sinistre gaz moutarde alors que, à la tête des rebelles du Rif, El KHATTABI s’était rendu à la France pour éviter justement un massacre des civils.
 
Finalement contre l’avis de Pétain des pourparlers de paix seront ouverts à Oujda le 9 avril 1926. 

Pétain ne souhaitait même pas mener de négociations de paix avec les insurgés :

Mais une fois encore les USA ne sont pas étrangers à ces actions.

jeudi 1 novembre 2018

Elections au BRESIL



Le Président récemment élu du Brésil Jair BOLSONARO, âgé de 63 ans est né dans une petite ville de l’État de Sao Paulo. 

Fils de descendants d’immigrés italiens il entame sa carrière dans les forces armées avant d’embrasser une carrière politique au Parti progressiste (PP, droite) puis au Parti Social-Libéral (PSL). Militaire de réserve, tantôt grossier, tantôt raciste et homophobe il incarne le candidat « antisystème » qui a su capter le ras-le-bol (« saco cheiio »). 

Admirateur de la droite il ne cache pas sa sympathie pour la dictature militaire qui a gouverné le Brésil voici quelques années.

Ce nostalgique du régime militaire, raciste, paranoïaque, homophobe et misogyne vient donc d’être élu président du Brésil avec 55 % des voix face à son adversaire de gauche, Fernando HADDAD, et il prendra ses fonctions le 1er janvier2019.

Candidat de la droite extrême Jair BOLSONARO est aussi le candidat des réseaux sociaux. Admirateur du Président des U S A  il haït la gauche et en particulier le Parti des Travailleurs.

A l’issue d’une campagne très agressive, il tente aujourd’hui de faire oublier ses invectives envers la Cour suprême, ses opposants ou le Congrès. Il a promis de respecter les règles du jeu démocratique. « Je fais de vous les témoins que ce gouvernement sera un défenseur de la Constitution, de la démocratie et des libertés. (…) Ce n’est pas la parole vaine d’un homme. C’est un engagement envers Dieu ».

Respectera-t-il les engagements proclamés au lendemain de son élection ?

L’affaire KHASHOGGI





Après l’assassinat le 2 octobre de Jamal KHASHOGGI, dans le consulat saoudien d’Istanbul il est nécessaire de s’interroger sur la soi-disant évolution démocratique de l’Arabie Saoudite. 

En mars-avril 2018 le Prince héritier, Mohammed Ben Salma (MBS) a fait aux États-Unis MBS une tournée afin d’asseoir son image de « réformateur ». 
  
En réalité l’affaire KHASHOGGI nous montre que rien n’a vraiment changé en Arabie Saoudite. Le régime saoudien, loin de se « réformer », a mis en place la même politique répressive que celles qui existent dans les autres dictatures militarisées du monde arabe.

Les polices politiques, appelées moukhabarates (renseignements), restent  les clefs de ces régimes. Du fait de son rôle principal dans la liquidation de KHASHOGGI, le Prince  MBS a dû démettre le chef adjoint des services saoudiens de sécurité.

Les États-Unis sont restés un long moment avant de prendre une position claire. Les déclarations de TRUMP hésitaient entre l’indignation face à ce meurtre et la volonté d’en disculper MBS.