vendredi 16 janvier 2026

NI SHAH NI MOLLAH

 

« ni shah ni mollah » un mot d’ordre qui ne plaît pas à TRUMP

 

À l’évidence il apparaît que le président des USA Donald TRUMP - après s’être entretenu avec les représentants des royaumes de la péninsule arabique - a finalement accepté de « donner une chance à l’Iran » renonçant donc à ce qu’il affirmait : « les tueurs seront châtiés, il faut les repérer pour les juger le moment venu ».

Cette attitude correspond tout à fait la position des États-Unis qui de tout temps ont encouragé les peuples à se battre leur assurant de les soutenir et au dernier moment faire volte-face.

Ce fut le cas lors de la révolte des hongrois à Budapest en 1956, après les avoir encouragés et soutenus en parole par le biais de la radio « Europe libre » ; ils les ont purement et simplement laissés tomber face à la répression stalinienne.

Une fois encore c’est le cas pour la révolution iranienne.

Quelles sont les raisons de ce revirement :

Tout simplement parce que les USA préfèrent encore le régime des mollahs plutôt qu’une république indépendante.

Dans l’histoire de l’Iran les USA sont déjà intervenus à de nombreuses reprises et en particulier lorsque cohabitaient en Iran le shah et le Président du conseil le docteur MOSSADECH.

À cette époque les USA supportaient très mal l’existence d’un pouvoir qui ne correspondait pas à leur souhait. Certes ils étaient en parfaite harmonie avec le shah mais un premier ministre laïc élu démocratiquement (et comme certains le pensaient plutôt social-démocrate) cela ne pouvait correspondre à la vision que les USA avaient sur cette région du monde si riche en pétrole.

Aujourd’hui après avoir affirmé qu’il interviendrait, le président des USA se montre donc plus prudent.

En vérité « les USA sont toujours forts avec ceux qui leur semblent faibles et faibles avec ceux qui leur semblent fort » et qui  risquent de leur poser des problèmes car ils répondraient militairement.

Les USA vont donc une fois encore sacrifier la démocratie au bénéfice des ressources économiques liées au pétrole que leur revirement politique scandaleux ne manquera pas de leur rapporter.

Le dernier slogan des manifestants proclamant : « ni shah ni mollah » ou encore « ni couronne ni turban » montrait ainsi leur volonté d’être enfin libre dans une République Laïque.

jeudi 8 janvier 2026

Seul le pétrole et les ressources minières intéressent TRUMP,

Seul le pétrole et les ressources minières intéressent TRUMP,

Le retour de la Démocratie au Venezuela n’est qu’un prétexte

La Charte des Nations Unies actuellement en vigueur précise dans son article 2 que les 193 signataires doivent « s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Il est également indiqué « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ».

 

Caricature du Huff-Post qui reflète bien le but réel de TRUMP

L’attitude, pour le moins très prudente, de l’Union européenne sur le dossier groenlandais est sujette à de nombreuses critiques.

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé sur France info que « Donald TRUMP ne peut pas prendre les Européens au sérieux tant qu’ils ne décident pas d’agir ensemble », leur reprochant notamment de ne pas avoir signé de « pacte de souveraineté » en commun.

Le député européen Raphaël Glucksmann exige lui aussi de la « fermeté » et une « solidarité » des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, jugeant que « les courbettes devant TRUMP pour essayer de le calmer ne fonctionnent pas ».

Nathalie Loiseau, membre du camp présidentiel, n’hésite pas à critiquer l’attitude d’Emmanuel Macron et de ses homologues européens. « Cette fois-ci, les dirigeants européens vont-ils enfin dire à TRUMP ce qu’ils pensent de sa diplomatie du bon plaisir ? Où vont-ils encore tenter de ménager son ego, au risque de nous humilier une fois de plus ? La politique de l’apaisement qu’ils pratiquent est un échec », elle, craint que le scénario vénézuélien se reproduise au Groenland.

En réalité, l’Union européenne apparaît démunie face aux menaces d’invasion d’un État souverain. « Le Groenland est un territoire autonome du Royaume du Danemark, seuls les Groenlandais et les Danois peuvent décider d’un changement de ce statut », a bien affirmé Kaja KALLAS la haute représentante de l’UE, mais peu d’actes sont réellement envisagés hormis des protestations qui à ce jour restent de pures formes.

Vers l’envoi de militaires européens au Groenland ?

De son côté Raphaël Glucksmann a proposé devant Parlement européen la mise en place d’une « base militaire européenne pérenne au Groenland ». Cela enverrait, selon lui, « un signal de fermeté face à TRUMP et permettrait de tuer l’argument américain sur notre incapacité à assurer la sécurité du Groenland ».

Cette proposition n’est pas nouvelle, le gouvernement l’avait formulée il y a un an, mais restée un vœu pieux jusqu’à ce jour. En effet en janvier 2025, Jean-Noël Barrot déclarait que la France était « prête à réfléchir » à l’envoi de troupes européennes au Groenland, « si nos intérêts de sécurité sont en jeu ». Objectif : montrer à Donald TRUMP que l’Europe est capable de se mobiliser pour l’intégrité de son territoire, et le contraindre à adopter une autre voie que celle de la force.

Il est temps de créer une force européenne face aux ambitions tant de TRUMP, que de POUTINE et aux ambitieux que sont ERDOGAN, XI-JINPING, KIM JONG-UN NETANYAHOU, qui souhaitent constituer ou reconstituer un Empire

dimanche 4 janvier 2026

Une fois encore les U S A violent le Droit International

 

Ce n’est pas la première fois que les USA interviennent en Amérique latine.

En 1954 le colonel Jacobo Arbenz Guzman, président du Guatemala est chassé du pouvoir par des mercenaires entraînés et financés par Washington. Au prétexte que la réforme agraire menacée les intérêts d’une puissante société américaine.

En 2003 le rôle de la CIA dans ce coup d’état au nom de la lutte contre le communisme a été reconnu et inclus dans l’histoire officielle des USA.

En 1961 des anticastristes entraînés et financés par la CIA tente de débarquer sur la baie des cochons à 250 km de La Havane à fin de renverser le régime de Fidel Castro.

En 1965 la République Dominicaine est envahie par des marines et des parachutistes afin d’étouffer un soulèvement en faveur du président de gauche Juan Bosch renverser par des généraux en 1963.

En 1973 les États-Unis d’Amérique ont fomenté et soutenu un coup d’État le 11 septembre contre le président élu Salvator Allende pour installer le dictateur Augusto Pinochet.

En 1976 les USA ont soutenu la junte argentine.

Dans les années 1970/1980 des dictatures (Argentine, Chili, Uruguay, Paraguay, Bolivie et Brésil) se sont alliées pour éliminer les opposants de gauche dans le cadre du « Plan Condor » soutenu par la CIA.

En 1979 la rébellion sandiniste renverse le dictateur Anastasio Somoza au Nicaragua le président américain ricane s’inquiéter de l’alignement de Managua sur Cuba et l’Union soviétique et l’autorise la CIA à apporter une aide au compte trace les contre-révolutionnaires nicaraguayens.

La même année Reagan envoie des conseillers militaires au Salvador pour anéantir la rébellion du Front Farabundo Marti de libération nationale

Le 25 octobre 1983 des Rangers et des Marines interviennent sur l’île de Grenade après l’assassinat du Premier ministre Maurice Bishop par une junte militaire d’extrême-gauche.

En 1989 le président George Bush décide une intervention militaire au Panama et destitue leur ancien collaborateur des services secrets lui-même poursuivi par la justice américaine.

 

Il s’agit là des interventions officiellement reconnues 

mais il en existe sans doute d’autres plus discrètes.

 

En vérité ce que cherche avant tout le président des États-Unis d’Amérique TRUMP c’est mettre la main sur le pétrole vénézuélien.

Il veut à l’évidence retrouver son pré carré, en quelque sorte une zone de pays qu’il pourra diriger à sa guise. Ainsi qu’il a annoncé Donald TRUMP, puisqu’il a affirmé samedi que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela. Mario RUBIO, le chef de la diplomatie américaine a expliqué que son pays travaillera avec les responsables vénézuéliens en place « s’ils prennent de bonnes décisions. » « S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les États-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. ». Il est à noter au passage que Mario RUBIO est d’origine cubaine et qu’il espère la chute au plus vite du régime castriste à La Havane.

 

Il ne s’agit pas pour moi de pleurer sur les malheurs de MADURO mais de condamner une ingérence étrangère qui demain pourrait concerner l’Europe. Les USA veulent le Groenland (région autonome du Royaume du Danemark).

Cette intervention nord-américaine suscite l’indignation du côté du Parti socialiste, pour le premier secrétaire Olivier FAURE, « la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche ».

La prise de position du Président MACRON qui ne condamne pas cet acte et montre qu’une fois encore la France se met à la remorque des USA.

Pour Fabien ROUSSEL (secrétaire du Parti Communiste) la France est « rabaissée au rang de 51e État des USA ».

Pour Dominique de VILLEPIN : « La réaction d’Emmanuel Macron est aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et de l’Europe. « Emmanuel Macron se soumet (à Donald Trump) », déplore Dominique de Villepin qui appelle à s'interroger sur l'action de la France et de l'Europe en cas de nouvelles interventions des États-Unis: « que fera-t-on demain quand Trump le fera pour le Groenland ? »

« Quelle réaction sera celle d'Emmanuel Macron, quelle réaction sera celle des dirigeants européens? Il faut comprendre que ce qui se joue, c'est un changement de monde »,

Pour l'ancien Premier ministre, la France est en danger face au bouleversement de l'ordre mondial dont l'intervention américaine au Venezuela est symptomatique. "Les démocraties, ces États-nations comme la France constituent une gêne pour les empires, ils sont embarrassants et il faut balayer tout ce qui est susceptible de gêner l'illimitisme de ces empires."

jeudi 5 juin 2025

Les médecins libéraux alertent sur le cadmium

 

Les médecins libéraux alertent sur le cadmium, un métal cancérogène des engrais trop présent dans l’alimentation

« Le Quotidien du Médecin » -

Publié le 05/06/2025

 

À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement le 5 juin, les médecins libéraux se mobilisent pour alerter sur l’exposition de la population, et notamment des enfants, au cadmium, un cancérogène présent dans les engrais phosphatés.

 

« Un véritable fléau de santé publique ». Alors que se tient la journée mondiale de l’environnement ce 5 juin 2025, un collectif de médecins libéraux s’alarme de l’exposition au cadmium de la société française, à la lumière des travaux menés par leur groupe dédié à la santé environnementale.

 

Le cadmium est un métal reconnu « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction, les reins et les os », rapporte l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Déjà en 2021, Santé publique France (SPF) avait évoqué l’association inquiétante avec plusieurs cancers et notamment celui du pancréas d’après les données de l’étude Esteban.

L’Anses a établi une valeur toxicologique de référence et recommande des limites de quantité dans les fertilisants ainsi que les aliments. En effet, si le cadmium est retrouvé naturellement dans les sols, « certaines activités humaines peuvent augmenter sa présence dans les sols » et en conséquence l’exposition par l’alimentation, principale source en France (après la fumée du tabac ou la pollution de l’air).

 

Le collectif de médecins libéraux explique ainsi que le métal se trouve particulièrement dans les céréales, les pommes de terre, les pâtes, le pain et les produits de panification, du fait « des engrais importés en France venant d’une région du monde où la présence de cadmium est trop importante pour les objectifs sanitaires » et les normes fixées par la Commission européenne (60 mg/kg d’engrais depuis juillet 2022, avec l’objectif d’abaisser à 20 mg/kg d’ici à 2034).

 

En conséquence, « dans un contexte d’urgence sanitaire parfaitement documentée scientifiquement, il est de notre devoir d'interpeller la puissance publique pour actionner les leviers nécessaires afin de protéger les citoyens, sans plus attendre. La qualité de l’alimentation est également révélatrice des inégalités sociales. Il nous faut donc agir parallèlement sur la démocratisation de l’information pour permettre des mesures d’atténuation au sein des foyers. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! L’heure est au courage des solutions », a souligné le Dr Pascal Meyvaert, coordinateur du groupe de travail Santé environnementale de la conférence nationale des URPS médecins libéraux.

 

Chez l’adulte, une imprégnation trois fois supérieure à celle des Américains

Le collectif indique que, chez les adultes français, l’imprégnation mesurée moyenne au cadmium a quasiment doublé sur la période, de 0,29 (selon l’ENNS 2006-2007) à 0,57 µg/g de créatinine (d’après Esteban 2014-2016), alors que l’Anses a fixé en 2019, pour la cadmiurie du non-fumeur, une concentration critique de 0,5 µg/g. Elle serait ainsi « trois fois supérieure à celle des adultes américains et plus de deux fois à celle des adultes italiens ». En France, l’Anses définit la dose journalière acceptable à 0,35 µg de cadmium par kilogramme de poids corporel.

Chez les enfants français, le taux moyen retrouvé dans l’étude Esteban dépasse la valeur moyenne des adultes de l’étude ENNS, soit « quatre fois supérieure à celle des enfants américains ou allemands par exemple ». La même étude estime que 47 % des adultes et 18 % des enfants dépassaient le seuil de concentration critique.

 

Par Juliette Dunglas.