Ce
n’est pas la première fois que les USA interviennent en Amérique latine.
En
1954 le colonel Jacobo Arbenz Guzman, président du Guatemala est
chassé du pouvoir par des mercenaires entraînés et financés par Washington. Au
prétexte que la réforme agraire menacée les intérêts d’une puissante société
américaine.
En
2003 le rôle de la CIA dans ce coup d’état au nom de la lutte contre le
communisme a été reconnu et inclus dans l’histoire officielle des USA.
En
1961 des anticastristes entraînés et financés par la CIA tente de débarquer sur
la baie des cochons à 250 km de La Havane à fin de renverser le régime de Fidel
Castro.
En
1965 la République Dominicaine est envahie par des marines et des parachutistes
afin d’étouffer un soulèvement en faveur du président de gauche Juan Bosch
renverser par des généraux en 1963.
En
1973 les États-Unis d’Amérique ont fomenté et soutenu un coup d’État le 11
septembre contre le président élu Salvator Allende pour installer le dictateur
Augusto Pinochet.
En
1976 les USA ont soutenu la junte argentine.
Dans
les années 1970/1980 des dictatures (Argentine, Chili, Uruguay, Paraguay,
Bolivie et Brésil) se sont alliées pour éliminer les opposants de gauche dans
le cadre du « Plan Condor » soutenu par la CIA.
En
1979 la rébellion sandiniste renverse le dictateur Anastasio Somoza au
Nicaragua le président américain ricane s’inquiéter de l’alignement de Managua
sur Cuba et l’Union soviétique et l’autorise la CIA à apporter une aide au
compte trace les contre-révolutionnaires nicaraguayens.
La
même année Reagan envoie des conseillers militaires au Salvador pour anéantir
la rébellion du Front Farabundo Marti de libération nationale
Le 25
octobre 1983 des Rangers et des Marines interviennent sur l’île de Grenade
après l’assassinat du Premier ministre Maurice Bishop par une junte militaire
d’extrême-gauche.
En
1989 le président George Bush décide une intervention militaire au Panama et
destitue leur ancien collaborateur des services secrets lui-même poursuivi par
la justice américaine.
Il
s’agit là des interventions officiellement reconnues
mais il en existe sans
doute d’autres plus discrètes.
En
vérité ce que cherche avant tout le président des États-Unis d’Amérique TRUMP
c’est mettre la main sur le pétrole vénézuélien.
Il
veut à l’évidence retrouver son pré carré, en quelque sorte une zone de pays
qu’il pourra diriger à sa guise. Ainsi qu’il a annoncé Donald
TRUMP, puisqu’il a affirmé samedi que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela.
Mario RUBIO, le chef de la diplomatie américaine a expliqué que son pays
travaillera avec les responsables vénézuéliens en place « s’ils prennent de bonnes
décisions. » « S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les
États-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la
protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. ». Il est à noter au passage que Mario RUBIO est d’origine cubaine et
qu’il espère la chute au plus vite du régime castriste à La Havane.
Il ne
s’agit pas pour moi de pleurer sur les malheurs de MADURO mais de condamner une
ingérence étrangère qui demain pourrait concerner l’Europe. Les USA veulent le
Groenland (région autonome du Royaume du Danemark).
Cette intervention
nord-américaine suscite l’indignation du côté du Parti socialiste, pour le
premier secrétaire Olivier FAURE, « la France n’est pas un État
vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple
porte-parole de la Maison-Blanche ».
La
prise de position du Président MACRON qui
ne condamne pas cet acte et montre qu’une fois encore la France se met à la
remorque des USA.
Pour Fabien
ROUSSEL (secrétaire du Parti Communiste) la France est « rabaissée au rang de 51e État des
USA ».
Pour Dominique
de VILLEPIN : « La réaction d’Emmanuel Macron est
aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir
de notre pays et de l’Europe. « Emmanuel Macron se soumet (à Donald Trump) »,
déplore Dominique de Villepin qui appelle à s'interroger sur l'action de la
France et de l'Europe en cas de nouvelles interventions des États-Unis: « que
fera-t-on demain quand Trump le fera pour le Groenland ? »
« Quelle
réaction sera celle d'Emmanuel Macron, quelle réaction sera celle des dirigeants
européens? Il faut comprendre que ce qui se joue, c'est un changement de
monde »,
Pour
l'ancien Premier ministre, la France est en danger face au bouleversement de
l'ordre mondial dont l'intervention américaine au Venezuela est symptomatique.
"Les démocraties, ces États-nations comme la France constituent une gêne
pour les empires, ils sont embarrassants et il faut balayer tout ce qui est
susceptible de gêner l'illimitisme de ces empires."