dimanche 4 janvier 2026

Une fois encore les U S A violent le Droit International

 

Ce n’est pas la première fois que les USA interviennent en Amérique latine.

En 1954 le colonel Jacobo Arbenz Guzman, président du Guatemala est chassé du pouvoir par des mercenaires entraînés et financés par Washington. Au prétexte que la réforme agraire menacée les intérêts d’une puissante société américaine.

En 2003 le rôle de la CIA dans ce coup d’état au nom de la lutte contre le communisme a été reconnu et inclus dans l’histoire officielle des USA.

En 1961 des anticastristes entraînés et financés par la CIA tente de débarquer sur la baie des cochons à 250 km de La Havane à fin de renverser le régime de Fidel Castro.

En 1965 la République Dominicaine est envahie par des marines et des parachutistes afin d’étouffer un soulèvement en faveur du président de gauche Juan Bosch renverser par des généraux en 1963.

En 1973 les États-Unis d’Amérique ont fomenté et soutenu un coup d’État le 11 septembre contre le président élu Salvator Allende pour installer le dictateur Augusto Pinochet.

En 1976 les USA ont soutenu la junte argentine.

Dans les années 1970/1980 des dictatures (Argentine, Chili, Uruguay, Paraguay, Bolivie et Brésil) se sont alliées pour éliminer les opposants de gauche dans le cadre du « Plan Condor » soutenu par la CIA.

En 1979 la rébellion sandiniste renverse le dictateur Anastasio Somoza au Nicaragua le président américain ricane s’inquiéter de l’alignement de Managua sur Cuba et l’Union soviétique et l’autorise la CIA à apporter une aide au compte trace les contre-révolutionnaires nicaraguayens.

La même année Reagan envoie des conseillers militaires au Salvador pour anéantir la rébellion du Front Farabundo Marti de libération nationale

Le 25 octobre 1983 des Rangers et des Marines interviennent sur l’île de Grenade après l’assassinat du Premier ministre Maurice Bishop par une junte militaire d’extrême-gauche.

En 1989 le président George Bush décide une intervention militaire au Panama et destitue leur ancien collaborateur des services secrets lui-même poursuivi par la justice américaine.

 

Il s’agit là des interventions officiellement reconnues 

mais il en existe sans doute d’autres plus discrètes.

 

En vérité ce que cherche avant tout le président des États-Unis d’Amérique TRUMP c’est mettre la main sur le pétrole vénézuélien.

Il veut à l’évidence retrouver son pré carré, en quelque sorte une zone de pays qu’il pourra diriger à sa guise. Ainsi qu’il a annoncé Donald TRUMP, puisqu’il a affirmé samedi que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela. Mario RUBIO, le chef de la diplomatie américaine a expliqué que son pays travaillera avec les responsables vénézuéliens en place « s’ils prennent de bonnes décisions. » « S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les États-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. ». Il est à noter au passage que Mario RUBIO est d’origine cubaine et qu’il espère la chute au plus vite du régime castriste à La Havane.

 

Il ne s’agit pas pour moi de pleurer sur les malheurs de MADURO mais de condamner une ingérence étrangère qui demain pourrait concerner l’Europe. Les USA veulent le Groenland (région autonome du Royaume du Danemark).

Cette intervention nord-américaine suscite l’indignation du côté du Parti socialiste, pour le premier secrétaire Olivier FAURE, « la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche ».

La prise de position du Président MACRON qui ne condamne pas cet acte et montre qu’une fois encore la France se met à la remorque des USA.

Pour Fabien ROUSSEL (secrétaire du Parti Communiste) la France est « rabaissée au rang de 51e État des USA ».

Pour Dominique de VILLEPIN : « La réaction d’Emmanuel Macron est aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et de l’Europe. « Emmanuel Macron se soumet (à Donald Trump) », déplore Dominique de Villepin qui appelle à s'interroger sur l'action de la France et de l'Europe en cas de nouvelles interventions des États-Unis: « que fera-t-on demain quand Trump le fera pour le Groenland ? »

« Quelle réaction sera celle d'Emmanuel Macron, quelle réaction sera celle des dirigeants européens? Il faut comprendre que ce qui se joue, c'est un changement de monde »,

Pour l'ancien Premier ministre, la France est en danger face au bouleversement de l'ordre mondial dont l'intervention américaine au Venezuela est symptomatique. "Les démocraties, ces États-nations comme la France constituent une gêne pour les empires, ils sont embarrassants et il faut balayer tout ce qui est susceptible de gêner l'illimitisme de ces empires."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les propos injurieux, racistes, sexistes, pornographiques, antisémites, islamophobes, ne seront pas publiés.
Pour signer les commentaires de vos noms/prénoms, cliquez sur le menu déroulant, et sélectionner "Nom/URL". Remplir ensuite uniquement la partie "NOM".