mercredi 8 mai 2024

Dire non à Netanyahu et au Hamas

 

Dans son discours sur la scène des Molières lundi soir, faisant références aux attaques du Hamas contre l’État hébreu le 7 octobre dernier, l’humoriste et chroniqueuse de France-Inter Sophia ARAM regrette :

« que dans le brouhaha de nos indignations faciles, le silence même relatif après ce 7 octobre dans lequel 1 200 Israéliens ont été massacrés, est assourdissant »,

Elle déclare à juste titre « S’il est évident que nous partageons tous les appels au cessez-le-feu, comment être solidaires des milliers de civils morts à Gaza sans être aussi solidaires des victimes israéliennes ? Comment exiger d’Israël un cessez-le-feu sans exiger la libération des otages israéliens ? Comment réclamer le départ de Netanyahu sans réclamer celui du Hamas ? »

Au vu des critiques, voire des insultes, qui sont proférées à son égard, il est évident qu’aujourd’hui il est devenu impossible de faire entendre une voix dissonante … et pourtant condamner l’action du gouvernement Netanyahu n’est pas soutenir ou approuver le Hamas.

Ce gouvernement est soutenu en Israël par les plus ultra de la droite fasciste-intégriste. De même le Hamas (d’ailleurs favorisé à ses débuts par Netanyahu pour affaiblir et faire opposition à l’Autorité Palestinienne ; mais qui s’en souvient ?) est un repère de dangereux apprentis dictateurs. Les populations de Gaza le savent pour en être les victimes.

Ne soyons ni naïfs, ni dupes : Le Hamas tout comme Netanyahu ont intérêt à ce que le conflit perdure aussi longtemps que possible afin de sauvegarder leurs propres survie politique.

 

lundi 6 mai 2024

Le Président chinois XI-JINPING est en visite officielle

 

Les Tibétains et les Ouïgours de France se mobilisent contre la visite du président chinois Xi Jinping

Pour protester et dénoncer la visite du président chinois Xi Jinping plus d’un millier de manifestants, principalement tibétains et ouïgours, se sont rassemblés à Paris le 05 mai

Le président chinois, en visite d’État en France les 6 et 7 mai 2024 ne doit pas nous faire oublier qu’un génocide est toujours en cours :

-          arrestations arbitraires des ouïgours qui sont transportés dans des camps de travail forcé.

-          assimilation forcée : des enfants tibétains sont arrachés à leur famille et envoyés dans des orphelinats où la langue maternelle est interdite,

-          constructions de barrages provoquant des déplacements de population,

-          fermeture du Tibet où la colonisation par les chinois est mise en place entrainant la création d’une situation paradoxale : des tibétains devenus minoritaires dans leur propre pays,

-          disparition en 1995 à l’âge de 6 ans du Panchen-Lama (numéro 2 du bouddhisme tibétain).

mercredi 10 janvier 2024

Suppression de l'AME

 

Suppression de l'AME : une « quadruple erreur » pour les carabins, les internes et les jeunes médecins

Par Léo Juanole – Le Quotidien du Médecin

Tandis que l’explosif projet de loi (PJL) immigration est examiné ce lundi en séance publique à l’Assemblée nationale, les étudiants en médecine, les internes et les jeunes praticiens se mobilisent pour défendre l’aide médicale d’État (AME). Une prise de position dans la lignée de celle de la communauté médicale, qui a exprimé à de maintes reprises via des tribunes son opposition totale à l’amendement du Sénat actant la suppression de l’AME, transformée en aide médicale d’urgence (AMU), réduisant de fait le panier de soins.

En première ligne dans ce débat, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui porte ce PJL, a annoncé dimanche sur le média Brut que le gouvernement prépare un « autre texte pour le début de mois de janvier » sur l’AME avec des modifications restrictives, notamment sur les proches bénéficiaires de l’aide sans être eux-mêmes inscrits au dispositif. Il faut « le juste équilibre entre humanisme et fermeté », a-t-il aussi déclaré, quelques jours après la remise du rapport Evin-Stefanini sur l’AME, qui acte son utilité, mais pointe également quelques points d’amélioration.

Un dispositif indispensable

C’est dans ce contexte et le jour même de l’examen à l’Assemblée que l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) et le regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (Reagjir) témoignent de « leur inquiétude vis-à-vis de ces attaques répétées contre l’AME, dispositif indispensable pour prendre soin de tous ».

Pour eux, cette suppression de l’AME – telle que défendue par les Républicains (LR) – serait une quadruple erreur. Morale, en premier lieu, car « priver des êtres humains de soins en raison de leur statut administratif est indigne. Il s’agit d’une atteinte grave aux droits de l’Homme », écrivent-ils.

Une faute déontologique et économique

Mais il s'agit aussi d'une faute déontologique, car le code de déontologie stipule que « le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu'il peut éprouver à leur égard ».

Il s’agirait également d’une faute sanitaire, car provoquer le renoncement aux soins de ces personnes faciliterait « la propagation de maladies infectieuses, aberration à la sortie d’une crise sanitaire, mais aussi [pourrait] majorer les complications évitables du fait de l’absence de suivi dans le cadre de pathologies chroniques ».

Enfin, selon eux, supprimer l’AME est une faute économique implacable : « Les dépenses engendrées par des prises en charge tardives et dans l’urgence en milieu hospitalier, faute de suivi et de prévention assurés en ambulatoire », créeront un surcoût pour l’Assurance-maladie.