mardi 11 mai 2021

SILENCE : L’ordre règne en Turquie

 

 La répression se poursuit en Turquie.

Pour les journalistes il est devenu pratiquement impossible de circuler librement et/ou d’interviewer des jeunes dans ce pays.

Depuis le coup d’Etat avorté de 2016 la police du Président Erdogan a :

-       arrêté plus de 80 000 personnes (des enseignants, des juristes, des étudiants),  

-       fermé près de cent médias et trois mille écoles.

Les militants LGBT et féministes turcs sont les dernières cibles du pouvoir.

Devant l’université du Bosphore à Istanbul l’entrée du campus est gardée par des hommes trapus en noir.

De nombreux étudiants sont poursuivis, beaucoup sont encore en prison, accusés d’incivilités, de sédition, voire de terrorisme. L’université du Bosphore est devenue une zone de non droit, voire une zone de guerre. Et on ne peut rester longtemps sur place sans être contrôlé par les policiers dont la plupart sont en civil. En  contrebas de la place des policiers anti-émeute armés de fusils d’assaut sont stationnés en permanence, prêts à intervenir et à arrêter tout rassemblement de quelques personnes.

La Turquie est membre de l’OTAN et à ce titre doit donc être considérée comme une alliée, même si elle a envahie une partie de l’ile de Chypre également membre de l’OTAN voici de nombreuses années y proclamant une République Cypriote Turque contre l’avis de l’ONU et des occidentaux qui ne font rien, fermant les yeux contre cette annexion brutale.

Une annexion sans appel à référendum comme ce fut le cas en Crimée.

Des occidentaux qui acceptent de voir la capitale de Chypre, Nicosie, coupée en deux par un mur de la honte.

Mais qu’importe Erdogan, qui dans la question des émigrés syriens use de chantage vis-à-vis de l’Europe, reste notre ami poursuivant sa politique complice avec DAECH.

lundi 10 mai 2021

La CIA a recruté d’anciens nazis auteurs de crimes de guerre


 

Le général nazi Josef HUBER responsable de la mort de 70 000 juifs est devenu espion pour la CIA.

Nous savions déjà que les services d’espionnage des U S A avaient recruté d’anciens nazis. Entre autres Klaus BARBIE était devenu espion anticommuniste des Etats-Unis sa fausse carte d'identité ayant été trouvée dans les archives du ministère de l'Intérieur bolivien au moment de son rapt par les services secrets israéliens.

Par contre nous ne savions pas que (selon des archives déclassifiées), l’ancien chef de la police secrète nazie à Vienne, Josef HUBER qui a fait gazer près de la moitié de la communauté juive autrichienne, a été recruté par la CIA, puis le BND ouest-allemand.

Le  Maitre d’œuvre de la déportation de 70 000 juifs autrichiens faisait donc partie de ces recrues.  

C’est l’une des histoires les plus écœurantes de la guerre froide. Demeurée secrète pendant soixante-quinze ans, elle vient d’être déclassifiée à Berlin et à Washington.

On sait depuis longtemps que nombre de scientifiques qui avaient travaillé pour Hitler et son industrie militaire ont été, après-guerre, recrutés par les services secrets occidentaux − surtout américains − et soviétiques.

Depuis 2014, on sait aussi qu’au nom de la lutte contre l’ennemi communiste, 1 000 anciens nazis ont été utilisés par la CIA et son homologue ouest-allemand, le BND.

Le journaliste du The New York Times Eric LICHTBLAU a publié en 2014 un livre sur ces sujets.

Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, la CIA et d'autres agences américaines ont employé au moins un millier de nazis comme espions et informateurs de la guerre froide et, aussi récemment que les années 1990, ont dissimulé les liens du gouvernement avec certains vivant encore en Amérique, récemment révélés. 

 

Au plus fort de la guerre froide dans les années 1950, des responsables de l'application de la loi et du renseignement comme J.Edgar HOOVER du FBI et Allen DULLES de la CIA ont recruté des nazis de tous les rangs comme «actifs» secrets antisoviétiques, selon des archives déclassifiées. Ils pensaient que la valeur du renseignement des ex-nazis contre les Russes l'emportait sur ce qu'un fonctionnaire a appelé des «manquements moraux» dans leur service au Troisième Reich.

 

Et en 1994, un avocat de la CIA a fait pression sur les procureurs pour qu'ils abandonnent une enquête sur un ex-espion à l'extérieur de Boston impliqué dans le massacre par les nazis de dizaines de milliers de Juifs en Lituanie, selon un responsable du gouvernement.

Les preuves des liens du gouvernement avec les espions nazis ont commencé à apparaître publiquement dans les années 1970.

 

Un officier SS, Otto von BOLSCHWING, était le mentor et le principal assistant d'Adolf EICHMANN, l'architecte de la «solution finale», et a rédigé des documents de politique sur la manière de terroriser les juifs.

Pourtant, après la guerre, la CIA l'a non seulement engagé comme espion en Europe, mais l'a transféré avec sa famille à New York en 1954, selon les archives.

 

Lorsque des agents israéliens ont capturé EICHMANN en Argentine en 1960, Otto von BOLSCHWING est allé chercher de l'aide à la CIA parce qu'il craignait qu'ils ne viennent après lui, selon des mémos.

Les responsables de l'agence craignaient également que M. von BOLSCHWING ne soit nommé «collaborateur et compagnon conspirateur d'Eichmann et que la publicité qui en résulte puisse être embarrassante pour les États-Unis», a écrit un responsable de la CIA.

 

Lorsque le ministère de la Justice se préparait en 1994 à poursuivre en justice un collaborateur nazi de Boston nommé Aleksandras LILEIKIS, la CIA a tenté d'intervenir.

 

Les propres fichiers de l'agence reliaient M. LILEIKIS aux massacres à la mitrailleuse de 60 000 Juifs en Lituanie. Il a travaillé «sous le contrôle de la Gestapo pendant la guerre», note son dossier de la CIA, et «était peut-être lié à la fusillade de Juifs à VILNA».

Malgré cela, l'agence l'a embauché en 1952 comme espion en Allemagne de l'Est et lui a ouvert la voie pour immigrer en Amérique quatre ans plus tard, selon les archives.