mardi 10 novembre 2020

Conflit du Haut-Karabakh : Fin des hostilités

 

Sous l’égide de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été conclu.

Près de 2 000 soldats russes de la Paix vont être déployés dans les heures ou jours à venir aux frontières des deux pays.

Si l’on peut se féliciter de cet accord de fin des hostilités, il n’en reste pas moins que nous sommes les témoins d’une agression de la part de l’Azerbaïdjan et que ce pays a finalement obtenu satisfaction. Ce qui me semble tout à fait scandaleux.

D’autant que l’’Azerbaïdjan a bénéficié de l’appui de supplétifs islamistes de DAECH venus de Syrie et de la complicité de l’Etat d’Israël qui a participé à l’armement de l’armée azerbaïdjanaise.

Le Traité d’Assistance entre la Russie et l’Arménie n’a pas permis à cette dernière un réel appui diplomatique même si cet accord de fin des hostilité a été conclu sous les auspices de Moscou.

Moscou avait mis en garde à de nombreuses reprises que le conflit du Haut-Karabakh pouvait déborder de ses frontières, sous-entendant qu’elle interviendrait le cas échéant.

A l’évidence la géopolitique, une fois de plus, fait fi des droits des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

Nous devons faire le constat qu’Erevan est encore plus dépendant de la politique de Moscou.

Mais il est vrai que face à la puissance de l’armée azerbaidjanaise le Haut Karabach n’était pas en mesure de résister, spécialement depuis la prise de la ville de CHOUCHA, ville stratégique située à 15 kilomètres de la capitale séparatiste STEPANAKERT et sur l’artère vitale reliant la république autoproclamée à l’Arménie.

Par ailleurs les expressions revanchardes du président azerbaïdjanais, Ilham ALIEV, proclamant à la télévision azerbaïdjanaise : « nous avons chassé de nos terres comme des chiens les Arméniens», c’est dire la mentalité douteuse de ce président.

L’Azerbaïdjan reprend le contrôle de districts autour du Haut-Karabakh, sorte de glacis de sécurité constitué par les Arméniens autour de la république autoproclamée depuis trente ans. Bakou a aussi conquis des territoires de la province séparatiste à proprement parler.

« Les terres encore sous contrôle arménien le restent, et un corridor les reliera à l’Arménie » selon la déclaration du Président Vladimir Poutine.

 A l’annonce de cet accord, une foule de milliers de manifestants en colère s’est rassemblée aux abords du siège du gouvernement arménien réclamant la démission du Premier Ministre, le déclarant traitre à la Patrie arménienne et souhaitant de nouvelles élections.

 Le Président Emmanuel Macron a demandé, mardi 10 novembre, après l'accord de cessez-le-feu conclu au Haut-Karabakh, de travailler à un "règlement politique durable" qui "préserve les intérêts de l'Arménie" et "demande fermement à la Turquie de mettre fin à ses provocations" dans ce conflit, a indiqué l’Élysée.

"Un travail devra être mené sans tarder pour définir les paramètres d'un règlement politique durable du conflit, qui puisse assurer le maintien dans de bonnes conditions des populations arméniennes au Haut-Karabakh et le retour des dizaines de milliers de personnes qui ont fui leurs habitations", souligne l’Élysée, précisant que "dans ce moment difficile, la France se tient au côté de l'Arménie".

Nous saluons la justesse de la position française. 

 

dimanche 8 novembre 2020

Les jolis rubans rouges d'Israël

 

Avec leurs jolis rubans rouges, on dirait des cotillons du jour de l’An.

 

Ce sont en fait des bombes à fragmentation israéliennes.

 

A l’évidence le commerce des armes prime avant le respect de la vie.

 

Le gouvernement d’ISRAËL n’hésite pas à vendre des armes à l’AZERBAÏDJAN et pas n’importe lesquelles : des bombes à fragmentation qui se déversent en pluie sur les populations civiles arméniennes du HAUT-KARABAKH.

 

Par ce commerce, par ailleurs condamné par l’ONU, ISRAËL est un allié objectif tant de l’Azerbaïdjan que de la Turquie d’Erdogan. 

 

La Turquie soutient l’Azerbaïdjan en aidant la venue depuis la Syrie de combattants ouvertement islamistes.

 

L’Azerbaïdjan est ravitaillé en drones par Israël avec lequel il entretient cyniquement une relation stratégique.

 

L’OTAN laisse faire.

 

L’EUROPE laisse faire. 

 

Finalement ERDOGAN a raison quand il déclare que « l’Europe est en état de mort cérébrale ».

 

De son côté la Russie observe une neutralité équivoque estimant que son « Traité d’alliance militaire » avec Erevan n’est pas mis à mal tant que l’Azerbaïdjan n’attaque pas directement l’Arménie.

 

La géopolitique a ses raisons que la raison ne comprend pas, ou plutôt ne comprend que trop bien.

 

Le peuple arménien est pourtant chez lui dans le Haut-Karabakh, depuis l’Antiquité, cerné par son ennemi en raison des découpages territoriaux imaginés par Staline. 

Il ne saurait renoncer à ce sanctuaire, après avoir été systématiquement chassé de ses terres et avoir subi un génocide que les Turcs voudraient bien parachever devant nos yeux.