mardi 14 juillet 2020

La reconversion de Sainte Sophie


Chacun le sait le Président ERDOGAN est un nostalgique de l’Empire Ottoman. 

Sa toute récente décision de modifier le statut de Sainte Sophie et assurer sa reconversion en Mosquée est la démonstration d’une volonté provocatrice.

Aujourd’hui il cherche à rallier par cette décision l’électorat conservateur, islamiste et la droite hyper nationaliste sur fond de crise économique due entre autre (mais pas seulement) à la pandémie du Covid-19.

Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de « l’offrir à l’humanité ».

Œuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins, qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l’UNESCO.

« L’empire byzantin est un élément constituant de l’identité grecque, de l’histoire et de la religion du pays, un lien entre l’Antiquité grecque et la Grèce contemporaine », explique Christina KOULOURI, professeure d’histoire moderne et contemporaine à l’Université d’Athènes.

La Grèce, par la voix de sa ministre de la culture, Lina MENDONI, a estimé qu’il s’agissait d’une « provocation envers le monde civilisé » et a déclaré : « Le nationalisme dont fait preuve le Président ERDOGAN ramène son pays six siècles en arrière. »

Le chef de l’Église orthodoxe grecque, Mgr HIERONYMOS, a dénoncé « l’instrumentalisation de la religion à des fins partisanes ou géopolitiques ». Son homologue russe a regretté que l’« inquiétude » de « millions de chrétiens » n’ait pas été entendue par le tribunal turc. 

Le Conseil œcuménique des Églises, qui réunit environ 350 Églises chrétiennes, notamment protestantes et orthodoxes, a quant à lui fait part de son « chagrin » et de sa « consternation ».

Pour ce qui est du Vatican, dimanche dernier, à l’issue de la prière de l’Angélus, le pape François s’est dit « très affligé » par la décision de la Turquie.

Une reconversion de Sainte-Sophie en mosquée n’empêchera pas les touristes de toutes les croyances de s’y rendre – ils sont nombreux à visiter chaque jour la Mosquée bleue voisine –, il était prévisible que modifier le statut d’un lieu aussi emblématique dans l’histoire du christianisme suscite des tensions à l’étranger : Les U S A se déclarent « déçus » et Paris « déplore cette décision ».

Une décision lamentable prise par un responsable politique hors du temps qui ne pense qu’à son ambition d’être le Chef d’un nouvel Empire Ottoman. 

N’a-t-il pas, dans un récent passé, lorgné vers les Etats (ex-soviétiques) d’Asie Centrale ?… sans succès... pour l’instant !


mardi 7 juillet 2020

Maladie de Kawasaki et Covid-19


« 45 enfants ont été hospitalisés à Necker »

On pensait que les enfants ne craignaient rien, ou craignaient moins, face au coronavirus. Certes, ils pouvaient être porteurs du virus, mais ne développaient pas de formes graves du Covid-19, sauf en de très rares occasions. 

Hélas, l’alerte émise le 26 avril dernier par le ministère de la Santé britannique a mis KO cette fragile certitude. Des symptômes inflammatoires inquiétants, proche de ceux de la maladie de Kawasaki ont conduit à l’hospitalisation de 45 enfants à l’Hôpital Necker.

Cette pathologie rare se déclenche habituellement à la suite d’une infection causée par un virus ou une bactérie et provoque, dans sa forme la plus grave, un infarctus du myocarde.

Cette grave affection qui semble liée au Covid-19 et à d’autres maladies inflammatoires aurait touché « un très petit nombre » d’enfants, mais concernerait aussi la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

Dans la foulée de la Grande-Bretagne, plusieurs autres hôpitaux européens, dont Necker à Paris, ont rapporté des cas similaires. 
Les médecins n’ont pas mis longtemps à établir le lien entre la « tempête immunitaire » (cette hyperréaction inflammatoire qui affaiblit l’organisme) subie par leurs petits patients et l’épidémie de coronavirus en cours

L’état de santé des enfants s’améliore heureusement rapidement : Les enfants ne sont en péril que quelques heures.

Si je rappelle cette information aujourd’hui, c’est pour dire que la pandémie Covid-19 n’est pas terminée et qu’il est nécessaire de continuer à se protéger.

Un chat meurt d'un virus rare en Italie




 
Cette information à l’attention des amis des animaux et des autres :

À Arezzo, en Italie, une chatte de 2 ans a contracté un Lyssavirus, maladie rare proche de la rage. 
Les autorités sont inquiètes.

Alors que la crise du Covid-19 n'est pas encore totalement terminée, l'inquiétude grandit en Italie où un virus rarissime a refait surface sur une chatte de 2 ans, à Arezzo. En effet, la féline toscane a contracté un virus proche de la rage, appelé Lyssavirus, rapporte le journal « La Republica ».

La chatte a disparu pendant deux jours avant de regagner son domicile et de mordre subitement ses maîtres. Le vétérinaire qui a voulu examiner l'animal a lui aussi été attaqué.
Après des analyses réalisées dans une structure spécialisée dans les problèmes neurologiques, le Lyssavirus a été découvert sur la chatte, qui n'a pas survécu à la maladie.

Des mesures de sécurité imposées

Ce virus n'a été identifié qu'une seule fois dans l'histoire, chez une chauve-souris du Caucase, en 2002, sans jamais confirmer sa capacité à infecter des animaux de compagnie ou des humains. Inquiètes, les autorités italiennes - dont le ministère de la Santé - ont immédiatement réagi en constituant un groupe scientifique d'experts chargés d'analyser la progression éventuelle du virus.

Par précaution, les personnes en contact avec la chatte ont reçu un traitement préventif, tandis que le maire d'Arezzo a de son côté fait deux annonces à sa population : les chiens doivent désormais circuler systématiquement avec une laisse, et les habitants doivent impérativement signaler aux autorités tout "changement de comportement soudain" de leur animal.

Ceci pour dire que la pandémie Covid-19 n’est pas la seule source d’inquiétudes sanitaires.

Le réchauffement climatique entrainant la fonte partielle du permafrost va générer l’apparition de virus peu connus ou mal connus qui seront à l’origine de nouvelles flambées infectieuses ; il faut y penser et nous y préparer.