Vendredi 25 avril s’est tenue
à la Salle des Fêtes de Descartes une réunion publique concernant le devenir du
barrage de Descartes
Une importante assistance
était présente. Différents élus locaux et nationaux se sont exprimés.
Le maire Bruno MEREAU a résumé
en quelques mots la situation actuelle. Il a expliqué les buts de ce prochain
référendum.
Un certain nombre d’élus
nationaux ont cru devoir introduire dans le débat leur propre sensibilité
politique, accusant les opposants supposés d’idéologie destructrice et marxiste.
Je pense en particulier au député local ALFANDARI (3ème
circonscription d’Indre et Loire) et au sénateur d’Indre et Loire (Vincent
LOUAULT).
Cela m’a paru totalement hors
de propos. Ce n’était ni le lieu ni le moment.
Ces deux-là manifestement
voulaient politiser un débat qui n’avait pas lieu de l’être, mais il est vrai
que tout est bon pour grapillonner ici et là quelques suffrages, même si M.
ALFANDARI envisage de « quitter Loches pour …Tours ».
Le député de la 4ème
circonscription de la Vienne (Nicolas TURQUOIS) a été, quant à lui, simple et
sans allusion à des propos de basse politique politicienne.
Il en fut de même en ce qui
concerne le sénateur d’Indre et Loire Pierre-Alain ROIRON.
Le conseiller départemental du
canton de Descartes (Gérard DUBOIS) a quant à lui été très clair, simple et
précis. Il a su rappeler en quelques mots la situation qu’il a trouvée au
niveau du département en 1994.
Par contre le Président de la
Communauté de Communes Loches Sud-Touraine (Gérard HENAULT) m’a, par certains
de ses propos, choqué remettant en cause d’une certaine manière l’unicité
nationale vis-à-vis de l’application des règles et lois républicaines.
À l’issue de ces propos
liminaires la parole a été donnée à la salle. Il ne semblait pas y avoir
d’opposition structurée jusqu’au moment où le représentant de la SEPANT (une
association qui vise à la protection de la nature et donc en quelque sorte un
point de vue écologiste). La prise de parole de son représentant m’a semblé pondérée
et argumenté même si je ne suis pas personnellement d’accord avec l’ensemble de
sa position. J’ai par contre particulièrement mal apprécié l’attitude de membres présents dans cette assemblée qui ont
manifesté bruyamment à son encontre leur opposition. Ces attitudes ne sont pas
acceptables dans un débat qui se veut démocratique et ouvert. Il en fut de même
lorsque le représentant d’une autre association dont je n’ai pas très bien
saisi le nom de sensibilité écologique a été violemment interrompu ce qui n’est
pas faire preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit. Je trouve d’ailleurs que
ces 2 intervenants avaient à l’évidence, eu beaucoup de courage pour venir
exprimer leur avis dans une salle dont ils pouvaient imaginer qu’elle leur
serait hostile.
C’est dans ces conditions que
j’ai demandé la parole expliquant :
lire un texte que j’avais préalablement écrit ne sachant pas si je serais
présent à cette réunion me trouvant alors hospitalisé à Châtellerault.
À l’issue de mon intervention
un certain nombre de personnes sont venues vers moi me remerciant et approuvant
mon intervention que vous trouverez ci-dessous.
À noter toutefois la remarque
parfaitement inutile, stupide et pour tout dire méprisante de la part de la
conseillère départementale de Descartes (Mme GALLAND) me disant : « Bien voyez votre séjour à l’hôpital
vous a fait grand bien et vous a permis de réfléchir ». J’ai failli
lui répondre qu’elle devrait bien de son côté se faire hospitaliser un grand
moment afin de pouvoir réfléchir et ainsi éviter de dire des bêtises. Je n’ai
pas jugé utile de lui répondre car je pense que ce n’était pas le lieu
d’entamer une quelconque polémique inutile.
Voici
donc ci-dessous l’intégralité de mon intervention
1 Tout d’abord je
voudrais m’adresser à Monsieur Bruno
Méreau maire de Descartes.
Chacun sait ici que nous ne
partageons pas les mêmes convictions politiques et bien entendu ce n’est pas
aujourd’hui que lui comme moi changerons d’avis.
Cependant je dois dire que
j’ai toujours eu dans mon activité politique de soutenir ce qui me semble juste
et de combattre ce qui me semblait être une erreur.
Aujourd’hui je voudrais dire
que le choix de permettre aux citoyens, par le biais d’un référendum, de se
prononcer sur la remise en état et l’exploitation du barrage de Descartes me
paraît être une initiative qui mérite d’être soutenue.
Je la soutiens sans réserve.
2 Ensuite je voudrais dire à celles et ceux qui aujourd’hui au nom de l’Écologie interviennent
pour soutenir l’idée d’arasement du barrage qu’ils commettent là une erreur
grave.
La mise en place de barrages
sur la Creuse, ou ailleurs, n’a pas été réalisé sans au préalable une réflexion
de la part de nos anciens.
Ceux-ci prenaient en compte la
situation locale et les besoins qui pouvaient en découler tant du point de vue
économique que du point de vue pratique. Pour l’essentiel au départ il
s’agissait avant tout de répondre à un souci d’économie locale : le
fonctionnement de l’usine à papier de Descartes.
Mais également assurer
l’approvisionnement des puits et un puisage direct éventuel dans la Creuse pour
permettre un arrosage indispensable pour les cultures.
Chers amis écologistes vous
n’avez pas toujours tort. Mais vous n’avez pas non plus toujours raison. En
l’occurrence il me semble que vous devriez comprendre combien l’existence de ce
barrage est indispensable à notre environnement local tant économique que
touristique.
Il ne faut pas de part et
d’autre se maintenir sur des positions intransigeantes. La vie est faite de compromis.
Je dis compromis et non pas compromission.
Que
peut-nous apporter aux uns et aux autres le maintien de ce barrage ?
Nous
devons prendre en considération
l’argument écologique qui veut que l’on ne freine pas avec ce barrage
l’éventuelle remontée des saumons et autres salmonidés. Pour cela la mise en
place d’une nouvelle échelle à poissons semble judicieuse même si cela a un
coût supplémentaire. J’ai pu personnellement voir en Irlande l’intérêt que
présente ce type d’aménagement.
Il y a
là la possibilité de mettre en place une chambre de visualisation qui pourrait
ultérieurement être l’embryon d’un musée halieutique local. Cela renforcerait
alors l’attractivité touristique locale. De plus cela permettrait éventuellement
la mise en place d’un poste de gardiennage dudit musée et donc une création d’emploi
même si celle-ci reste modeste et partielle dans le temps. Il y a quelques
années des études avaient été faites. Cette possibilité avait été actée.
L’échelle
à poissons proposée alors semblait satisfaire tout le monde. Si je me souviens
bien à l’époque était venu à Descartes présenter ce projet d’échelle un certain
Monsieur ARREIGNIER qui était considéré alors comme le « pape »
dans ce domaine tant étaient appréciées ses compétences. Sans doute aujourd’hui
sommes-nous en mesure de faire mieux et bien profitons-en !
Pour ce qui est des agriculteurs qui
seraient impactés par l’impossibilité d’assurer l’arrosage de leur culture. Il
va sans dire que nous devons répondre positivement à leur attente.
3 Dès lors une réponse positive me
parait indispensable mais elle n’est pas suffisante.
Il y a bien sûr des enjeux
financiers importants et toutes celles et tous ceux qui se trouvent plus ou
moins concernés par le maintien de de ce barrage doivent, à mon sens,
participer financièrement aux travaux qui vont en découler.
Quels
sont ceux qui sont les premiers concernés ? :
- Les communes de Descartes, Buxeuil mais aussi
Saint-Rémy sur Creuse, Abilly, Neuilly le Brignon, Barrou, La Guerche et sans
doute quelques autres communes telles Preuilly sur Claise.
-
Les Chambres d’Agriculture des départements de
l’Indre-et-Loire et de la Vienne
-
Les Conseils Départementaux de l’Indre-et-Loire
et de la Vienne.
-
Les Conseils Régionaux Centre Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine-Poitou-Charentes.
- Les Communautés de Communes riveraines des
Départements de l’Indre-et-Loire et de la Vienne.
- L’Entreprise les « Papeteries de
Descartes » qui reste dépendante pour partie de la prise d’eau pour
assurer sa production.
-
Les Ministères concernés (transition
économique, tourisme, travail).
-
L’Agence Bassin Loire-Bretagne.
-
L’ADEME.
Voilà les quelques
propositions qui pourraient aider à la prise en charge d’une partie des frais
afférents à cette remise en fonction de la chute d’eau de Descartes.
Il est évident que ces
recherches d’aide financière nécessiteront des négociations avec les organismes
concernés.
La mise en place d’un système
de répartition des charges mais aussi éventuellement des ressources ultérieures
sera indispensable.
Il faudra bien sûr trouver
cette clé de répartition au prorata des intérêts que chacun pourra y trouver.
Je tenais personnellement à
faire ces observations car une réponse
simple n’est pas suffisante.
J’espère ne pas avoir trop
abusé de mon temps de parole et avoir été assez clair quant à ce que je pense
et propose.
Je
souhaite donc une forte participation au vote
et
un OUI massif à ce Référendum.