mercredi 31 août 2022

U S A : Enseignement et liberté

Les conservateurs nord-américains à l’offensive. Ils censurent même la Bible !

La célèbre organisation littéraire de défense de la liberté d’expression, Pen America, révèle ce qu’est la censure en milieu scolaire.

L’on savait déjà que l’enseignement scientifique opposait depuis longtemps les évolutionnistes et les créationnistes. Les uns se référant à un mode de pensée basé sur des faits scientifiques (les théories de Darwin), les autres faisant référence à des croyances et des valeurs d’ordre religieux

Par exemple l’un des problèmes qui se posaient fut celui de l’âge de la Terre. D’après la Bible, elle aurait 6.000 ans. Or, l’évolution des espèces s’est effectuée sur des périodes bien plus longues. De même, les physiciens et les géologues démontraient que la Terre devait avoir plus de 6.000 ans. Les scientifiques ont donc dû s’affranchir de leurs relations avec le religieux pour répondre à ces questions.

Aujourd’hui dans le nord du Texas les administrateurs du district scolaire indépendant de Keller ordonnent aux directeurs d’école et aux bibliothécaires de retirer à la mi-août la Bible des rayons et des salles de classe ? Le livre saint a fait les frais de nouvelles règles adoptées par le district qui visent à exclure certains ouvrages pour protéger les enfants de « contenus sexuellement explicites ».

Parmi les autres victimes de la purge, l’adaptation sous forme de roman graphique du journal d’Anne Frank.

Dans de plus en plus d’États américains, les zélateurs de la bien-pensance sévissent comme jamais.

Dans une étude d’une ampleur inédite, Pen America, conclut véritable explosion à une de la censure en milieu scolaire. Cette année, elle a recensé pas moins de 137 projets de loi, surnommés « lois bâillons », destinés à empêcher les élèves de s’interroger sur les questions d’identité raciale ou sexuelle et raciale et sur certains épisodes politiques ou historiques.

jeudi 25 août 2022

Les enfants syriens meurent aussi

 

Syrie : des bombardements dans le nord du pays font vingt et un morts, dont plusieurs enfants

Il est étonnant de constater que la vie des enfants n’a pas partout la même valeur.

J’observe que nos médias évoquent régulièrement les morts d’enfants en Ukraine. Ils ont raison de le faire.

Mais pourquoi restent-ils silencieux sur les morts des enfants syriens ?

Deux poids, deux mesures ?

Pourquoi cette différence de traitement de l’information ?

Du parti pris ? Sans doute, mais inacceptable.

Pour moi une vie qu’elle soit d’un enfant ukrainien ou d’un enfant syrien reste une vie. Il en est de même pour les adultes.

A la frontière de la Syrie, la Turquie déploie des soldats, avec le soutien de groupes rebelles syriens qui lui sont affiliés. Les soldats turcs ont mené plusieurs offensives contre les forces kurdes syriennes qui contrôlent la majeure partie du nord-est du pays.

 

Les affrontements entre les forces loyales au régime syrien et l’armée turque se poursuivent dans le nord de la Syrie et continuent de faire des victimes. Au moins vingt et un civils, dont des enfants, ont été tués vendredi 19 août.

 

Vendredi avant l’aube, une attaque turque au drone a touché « un centre pour filles mineures » dans la localité de Chmouka, près de HASSAKE au nord-est de la Syrie, tuant « quatre enfants et [en] blessant 11 », a annoncé l’administration autonome kurde.

 

Le bilan a été confirmé par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui a précisé que les enfants dormaient dans ce centre, à HASSAKE, ville située dans la région autonome kurde.

 

A Al-BAB, une localité sous contrôle de factions syriennes pro-Ankara, située près de la frontière syro-turque, ce sont « des tirs d’artillerie des forces pro régime sur un marché » qui ont tué dix-sept civils, dont six enfants, selon l’OSDH. Trente-cinq personnes ont également été blessées.

Farhad SHAMI, un porte-parole des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), la coalition armée dominée par les Kurdes, a affirmé que ses forces n’avaient « rien à voir » avec les tirs sur Al-BAB.

mercredi 17 août 2022

« La Turquie achève bien les Kurdes »

Dans une Tribune du « Monde » Bernard KOUCHNER (Ancien ministre des affaires étrangères et européennes) et Patrice FRANCESCHI (Écrivain) :

« Si nous laissons la Turquie envahir le Kurdistan syrien, on peut être certain du retour de l’État islamique ».

L’ex-ministre et l’écrivain demandent à l’Occident d’adopter une position ferme pour décourager Ankara de lancer une nouvelle opération militaire.

Les menaces du président turc, ERDOGAN font état d’une nouvelle et imminente invasion. Ce serait la quatrième en six ans. 

Le gouvernement d’Ankara reste déterminé à en finir avec les Kurdes, tant ils s’opposent avec acharnement aux projets expansionnistes d’ERDOGAN comme à sa volonté de réinstaller les islamistes sur leur territoire

Il semble hélas que la Turquie ait déjà commencé de bombarder les Régions nord de la Syrie : le ROJAVA, cette région autonome conquise en 2012 sur le régime de Damas lors des printemps arabes.

Les innombrables exactions auxquelles se livrent les Turcs depuis leur frontière : bombardement de villages, d’écoles, de cimetières, d’églises et assassinats ciblés de responsables militaires par les drones qui ne cessent de sillonner le ciel.

Tout cela dans un silence quasi-total de nos médias uniquement préoccupés de la situation en Ukraine.

« Si tous les kurdes se souviennent avec fierté de leur victoire contre Daech – quand nous autres, Français, les soutenions pleinement au sein de la coalition internationale –, ils n’en oublient pas pour autant les 36 000 tués et blessés que cela leur a coûté pour vaincre notre ennemi commun. , nous les abandonnons aux mains de la Turquie, notre allié de l’OTAN qui sait si bien jouer de sa position dans le conflit ukrainien pour nous imposer ses vues immédiates, au détriment de nos intérêts à long terme. »

Sur les réseaux sociaux kurdes, ces évènements sont souvent relatés avec un titre teinté d’une ironie tragique, tant ils se déroulent dans l’indifférence du monde entier : « La Turquie achève bien les Kurdes. »

ALLONS-NOUS LAISSER FAIRE ?

 

mardi 16 août 2022

Un an après le retour des talibans, des Afghanes refusent d’être leurs « otages »

 Le 15 août 2021 les talibans reprennent le pouvoir en Afghanistan. Depuis, de nombreuses femmes militent pour retrouver les droits dont elles ont été privées : le travail, l’école et le choix de leur habillement.

Par le Service vidéo du « Monde » (avec Reuters)

Voici une publication nous informant de la situation des femmes en Afghanistan.

INTOLÉRABLE

 

« Nous nous opposerons à la tyrannie imposée par les talibans jusqu’à notre dernier souffle », s’époumone Monesa MUBAREZ, militante pour les droits des femmes, dans les rues de Kaboul, la capitale afghane. Cette activiste manifeste contre l’oppression des femmes mise en œuvre par les talibans depuis qu’ils ont repris le pouvoir dans le pays, il y a un an jour pour jour.

Le travail et l’école sont désormais réservés aux hommes et aux garçons dans le pays. Une situation insupportable pour Gulestan SAFARI qui était policière jusqu’à l’année dernière. Elle se souvient comment les talibans « ont envoyé paître » les femmes qui avaient réclamé le droit de garder leur emploi en « promettant de porter la burqa ». « Combien de temps les femmes devront-elles rester sagement assises chez elles » avant de pouvoir regagner les libertés dont elles jouissaient jusqu’à l’année dernière, s’interroge-t-elle. Elle implore l’aide de la communauté internationale pour les « sauver ».

 

INACCEPTABLE

Les femmes sont désormais exclues de nombreux emplois publics et interdites de voyager seules en dehors de leur ville. Elles ne peuvent plus se voir délivrer un permis de conduire. Début mai, le chef suprême de talibans a ordonné aux femmes de porter un voile intégral en public, de préférence à la burqa.

Les Afghanes, elles, tentent de résister comme elles peuvent. Elles sont ponctuellement descendues dans la rue pour demander le respect de leurs droits, malgré les représailles. Samedi 13 août 2022 encore à Kaboul, des combattants talibans ont dispersé à coups de crosse de fusil et de tirs en l’air une quarantaine de femmes qui manifestaient pour le droit au travail et à l’éducation.

Des millions d’Afghans vivent sous le seuil de pauvreté, beaucoup se sont endettés pour la première fois cette année et des familles étranglées ont dû choisir entre vendre leurs filles en bas âge ou leurs organes, alors que l’aide humanitaire internationale s’est tarie.

A Kaboul après la débâcle des Soviétiques, nous avons assisté à la débâcle des Nord-Américains.

Le résultat toujours le même : c’est le Peuple afghan et en tout premier lieu les femmes qui sont victimes de cette folie religieuse.

Une folie religieuse qui foule aux pieds les préceptes réels du Coran mais impose une vision rétrograde et fausse de ce qu’est la Foi Musulmane.

Dans toutes les religions les « fous de Dieu » tournent le dos aux textes sacrés qui eux respectent la personne humaine.

L’Intégrisme qu’il soit chrétien, juif ou musulman doit être 

dénoncé, condamné et combattu.

mercredi 10 août 2022

Indignation sélective

J’observe de la part des médias que les morts d’enfants n’ont pas partout la même valeur.

Je m’explique :

1-    Des enfants et des civils victimes d’un bombardement (ou d’un tir de roquette) russe en Ukraine soulève à juste titre l’indignation. Les médias s’en font l’écho.

2-    Des enfants et des civils victimes d’un bombardement (ou d’un tir de roquette) israélien sur la bande de Gaza en Palestine ne soulève ni commentaire, ni indignation.

L’indignation serait-elle sélective ?

La vie d’un enfant, la vie d’un civil quel que soit sa nationalité reste un crime de guerre.

Depuis le début vendredi dernier de l’opération israélienne dans Gaza, « 44 Palestiniens sont tombés en martyrs dont 15 enfants » et « 360 ont été blessés », selon un dernier bilan du ministère, qui a fait en outre état d’immeubles entiers détruits dans les frappes.

Des immeubles résidentiels sont frappés en Ukraine : c’est horrible

Des immeubles résidentiels sont frappés à Gaza : pas de commentaires

Pour moi dans les 2 cas cela est condamnable.

Je n’ai pas l’indignation sélective.

L’attaque préventive

Autres faits significatifs :

1-    A Gaza : Les autorités israéliennes justifient leur opération par leurs craintes de représailles du Jihad islamique après l’arrestation de BASSEM al-Saadi le 1er août en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël. C’est une attaque préventive

2-    En Ukraine : Les autorités russes justifient leur opération en expliquant que le Donbass est bombardé depuis 2014 par les autorités de Kiev. C’est une intervention préventive.

Des situations dramatiques de part et d’autre.

La trêve entre Israël et le Jihad islamique est précaire …mais elle est.

Souhaitons et espérons une trêve même précaire entre Kiev et Moscou.