Le chercheur
allemand Adrian ZENZ détaille, à partir de documents officiels chinois, les
« déplacements forcés » subis par les jeunes ruraux ouïgours.
Depuis 2017, il a contribué à faire connaître
au monde ce crime que Pékin voulait garder secret. Grâce à ses travaux les
premières informations concernant les camps d’internement au Xinjiang ont pu
être dénoncés. En étudiant des documents chinois officiels Adrian ZENZ a pu
démontrer l’échelle gigantesque des constructions de camps, et estimer le
nombre d’Ouïgours qui y sont enfermés.
Le monde a ainsi appris en quoi consistent les
méthodes chinoises dites de « rééducation » :
le gouvernement sépare les enfants ouïgours de leurs familles afin de les
couper de leurs racines ; le pouvoir utilise l’intelligence artificielle
pour repérer au sein de la société ouïgoure les éléments « suspects » à
interner.
Afin de réduire par la force
le taux de natalité des Ouïgours des méthodes scandaleuses et inhumaines sont
appliquées depuis plusieurs années : stérilisations et avortements forcés,
obligation du stérilet… L’usage massif du travail forcé ouïgour dans la
cueillette du coton a suscité une vague de dénonciations dans le monde.
Il existe
deux types de travail forcé au Xinjiang.
– Le premier
concerne les détenus des camps de rééducation. Une fois « diplômés »,
c’est-à-dire jugés « dé-radicalisés » et aptes à retourner à
une vie « normale », ces détenus ne sont pas libérés, ils ne
reviennent pas dans leur famille mais sont contraints de travailler dans les
usines voisines, parfois contiguës des camps.
– Le second, beaucoup moins connu, concerne une partie
beaucoup plus importante de la population ouïgoure. Il s’agit de ce que les
chercheurs chinois appellent « la main-d’œuvre surnuméraire du sud du
Xinjiang ». Dans cette région pauvre où les Ouïgours représentent plus de
90 % de la population, vivent en effet un grand nombre de jeunes ruraux sans
emploi fixe, qui subsistent de petits boulots saisonniers et de la culture des
terres de leur famille. Ce sont eux que le gouvernement chinois « recrute »
pour les « former » avant de leur trouver un « emploi »
dans les industries chinoises, et d’organiser leur « transfert » vers
les usines. Ce type de
travail forcé, destiné à enrégimenter toute la jeunesse du sud du Xinjiang.
Ce qui est donc présenté dans les médias
chinois comme un généreux programme de « réduction
de la pauvreté » n’est en réalité qu’une mesure supplémentaire
visant à détruire les structures sociales ouïgoures, leur composition
démographique, leurs modes de penser.
A l’évidence la libération des
travailleurs prônée par MAO et ses disciples n’a pas sa place dans la Chine
moderne de ses successeurs. La grande et criminelle imposture des dirigeants
chinois doit être dénoncée avec vigueur.
C'est un génocide commis contre le Peuple Ouïgour