jeudi 4 mars 2021

Nadine MORANO (LR) soutient le parti d’extrême droite hongrois de Viktor ORBAN

 

Mercredi 3 mars 2021 le mouvement ultraconservateur hongrois (Fidesz) du Premier ministre Viktor ORBAN a dénoncé comme « geste hostile » les nouvelles règles du Parti populaire européen (PPE) qui désormais permettent l’expulsion d’une délégation complète.

Cette réforme visait le parti Fidesz dont « les leçons et les provocations » de Budapest irritaient les dirigeants du PPE. Une réforme des statuts approuvée à une très large majorité  devant permettre l’exclusion d’une délégation complète a été le déclencheur du départ des douze élus hongrois.

 

Risquant l’exclusion Viktor ORBAN a pris les devants en claquant la porte du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement de Strasbourg.

 

Le vote, acquis par 148 voix pour, 28 contre et 4 abstentions, était en quelque sorte un test avant l’éviction du Fidesz.

 

Celui-ci n’a été soutenu que par quelques élus slovènes, croates, italiens, roumains de la minorité hongroise et par la française… Nadine MORANO.

Le groupe français Les Républicains n’a pas suivi leur collègue.

 

Sans se faire d’illusion

on aimerait savoir si des sanctions seront prises contre cette députée européenne française qui soutient le mouvement hongrois plus proche du fascisme que de la démocratie parlementaire.

CHINE : travail forcé et génocide

 

Le chercheur allemand Adrian ZENZ détaille, à partir de documents officiels chinois, les « déplacements forcés » subis par les jeunes ruraux ouïgours.

 

Depuis 2017, il a contribué à faire connaître au monde ce crime que Pékin voulait garder secret. Grâce à ses travaux les premières informations concernant les camps d’internement au Xinjiang ont pu être dénoncés. En étudiant des documents chinois officiels Adrian ZENZ a pu démontrer l’échelle gigantesque des constructions de camps, et estimer le nombre d’Ouïgours qui y sont enfermés.

Le monde a ainsi appris en quoi consistent les méthodes chinoises dites de « rééducation » : le gouvernement sépare les enfants ouïgours de leurs familles afin de les couper de leurs racines ; le pouvoir utilise l’intelligence artificielle pour repérer au sein de la société ouïgoure les éléments « suspects » à interner.

Afin de réduire par la force le taux de natalité des Ouïgours des méthodes scandaleuses et inhumaines sont appliquées depuis plusieurs années : stérilisations et avortements forcés, obligation du stérilet… L’usage massif du travail forcé ouïgour dans la cueillette du coton a suscité une vague de dénonciations dans le monde.

 

Il existe deux types de travail forcé au Xinjiang.

 

 – Le premier concerne les détenus des camps de rééducation. Une fois « diplômés », c’est-à-dire jugés « dé-radicalisés » et aptes à retourner à une vie « normale », ces détenus ne sont pas libérés, ils ne reviennent pas dans leur famille mais sont contraints de travailler dans les usines voisines, parfois contiguës des camps.

 

– Le second, beaucoup moins connu, concerne une partie beaucoup plus importante de la population ouïgoure. Il s’agit de ce que les chercheurs chinois appellent « la main-d’œuvre surnuméraire du sud du Xinjiang ». Dans cette région pauvre où les Ouïgours représentent plus de 90 % de la population, vivent en effet un grand nombre de jeunes ruraux sans emploi fixe, qui subsistent de petits boulots saisonniers et de la culture des terres de leur famille. Ce sont eux que le gouvernement chinois « recrute » pour les « former » avant de leur trouver un « emploi » dans les industries chinoises, et d’organiser leur « transfert » vers les usines. Ce type de travail forcé, destiné à enrégimenter toute la jeunesse du sud du Xinjiang.

 

Ce qui est donc présenté dans les médias chinois comme un généreux programme de « réduction de la pauvreté » n’est en réalité qu’une mesure supplémentaire visant à détruire les structures sociales ouïgoures, leur composition démographique, leurs modes de penser.

 

A l’évidence la libération des travailleurs prônée par MAO et ses disciples n’a pas sa place dans la Chine moderne de ses successeurs. La grande et criminelle imposture des dirigeants chinois doit être dénoncée avec vigueur.

C'est un génocide commis contre le Peuple Ouïgour

 

 

Guerre d’Algérie : la France reconnaît l’assassinat en 1957 de l’avocat et militant nationaliste Ali BOUMENDJEL

Cette reconnaissance fait partie des gestes d’apaisement recommandés par l’historien Benjamin Stora dans son rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie.

 

« torturé puis assassiné » par l’armée française en Algérie

 

Ali BOUMENDJEL a été « torturé et assassiné » par l’armée française pendant la guerre d’Algérie en 1957. A l’époque, le meurtre avait été maquillé en suicide.

Dans un communiqué l’Elysée indique. « Au cœur de la bataille d’Alger, Ali BOUMENDJEL fut arrêté par l’armée française, placé au secret, torturé, puis assassiné le 23 mars 1957 ».

 

En 2000 le général Paul AUSSARESSES [ancien responsable des services de renseignement à Alger] avoua lui-même avoir ordonné à l’un de ses subordonnés de le tuer et de maquiller le crime en suicide.

 

Dans son ouvrage Services spéciaux. Algérie 1955-1957 (Perrin, 2001) le général Paul AUSSARESSES confirme avoir donné l’ordre de la défenestration de l’avocat détenu dans un immeuble du quartier d’El Biar, à Alger.

 

Bien entendu le Rassemblement National successeur du Front National (qui avait soutenu l’Algérie Française) a – par la voix de Mme LE PEN – réagi à cette annonce estimant qu’Emmanuel Macron « continuait d’envoyer des signaux désastreux de repentance, de division et de haine de soi ».

 

Non cette reconnaissance est nécessaire et indispensable.

 

Ce n’est pas de la repentance. Il faut savoir regarder en face son passé et reconnaitre les crimes faits au nom de la France.

De leur côté les Algériens se doivent – eux aussi – de reconnaître les crimes commis lors de cette guerre d’Indépendance