lundi 12 octobre 2020

Conflit du Haut Karabkh : l'étrange silence de l'OTAN

 

Vous trouverez ci-dessous de larges extraits d’une lettre ouverte à l’OTAN.

Cette lettre ouverte est publiée sous la responsabilité de Nersès DURMAN Président de l’Association Mémoire des Arméniens de France pour la Postérité

 

Dès l’Antiquité, les provinces arméniennes existaient en Asie. À la même époque, il serait vain de chercher une quelconque présence de la Turquie ou de l’Azerbaïdjan sur une carte même avec une loupe !

L’histoire du peuple arménien est millénaire, et leur présence sur ses terres ancestrales incontestable.

Après la dislocation de l’URSS, les pays du Caucase ont recouvré leur indépendance et l’Arménie est donc redevenue un État souverain en 1991.

Le Karabakh et le Nakhitchevan, pourtant majoritairement peuplés d’Arméniens, avaient été rattachés à l’Azerbaïdjan en 1921 par décision des Bolcheviks, Ainsi, après l’éclatement de l’URSS, les Arméniens vivant sous tutelle azérie furent victimes de massacres ou contraints à s’exiler. À Bakou, 500 000 Arméniens furent déplacés et, à Soumgaït, les Azéris massacrèrent plusieurs milliers d’Arméniens. L’agressivité de l’Azerbaïdjan poussa les Arméniens du Karabakh à réagir en prenant les armes pour leur survie ; ils combattirent contre l’armée azérie et sortirent victorieux d’une guerre qu’on leur avait imposée.

Fort de cette victoire, le Karabakh se proclama république autonome et obtint le soutien de l’Arménie.

La Turquie, quant à elle, affirmait que Turcs et Azéris appartenaient à une même nation, mais dans deux états différents, bien que cela ne semble pas exact. Néanmoins, faut-il vous rappeler que dans le cadre des formations de l’OTAN pour de jeunes soldats issus de l’ex-URSS, en Hongrie, un jeune Arménien fut tué à la hache, pendant son sommeil par un Azéri ? 

Est-il utile de vous préciser que cet assassin, condamné à perpétuité par la justice hongroise, ne fit finalement que 8 mois de prison en Hongrie ... 

car le président ALIEV avait négocié à coups de pétrodollars le transfert de ce meurtrier vers Azerbaïdjan pour qu’il y purge sa peine ?

Ce dernier y fut accueilli en héros et libéré.

Dois-je ajouter qu’il bénéficia de surcroit d’une promotion, d’une somme d’argent et d’une maison ?

N’est-ce pas un mépris total des règles du droit international dont vous chef de l’OTAN auriez dû être le garant ?

Ainsi, le négationnisme s’ancrait durablement en Turquie. Aujourd’hui, les autorités turques érigent des statues, baptisent des rues et des places au nom des assassins du peuple arménien. Ils organisent, à l’échelle nationale, des prières pour la paix de l’âme de ceux qui sont responsables de l’extermination de 1,5 million d’Arméniens. Comment l’OTAN a pu accepter sans réagir que le 20 juillet 1974, la Turquie attaqua Chypre et occupa 1/3 de l’île et que le 5 novembre 1983, cette terre occupée au nord de Chypre devienne un État turc ?Tout cela au mépris des règles de l’alliance Atlantique, qui stipule dans l’article 5 de son statut que si un membre de l’OTAN est attaqué par un autre État, il faut considérer que c’est l’Organisation elle-même qui subit l’attaque et doit donc soutenir le pays agressé

Lorsque le 27 septembre 2020 à 6 heures du matin, l’Azerbaïdjan a attaqué les gardes-frontières du Karabakh, la riposte de défense arménienne, une heure plus tard, infligea de lourdes pertes à l’agresseur.

Depuis ce jour, les combats se sont intensifiés et le nombre de morts et de blessés augmente inexorablement.  La Turquie est présente militairement en Azerbaïdjan. Doit-on comprendre qu’elle manipule l’Azerbaïdjan pour déstabiliser cette région ? Comment expliquez-vous que l’OTAN ne réagisse pas ? Pourquoi ce mutisme assourdissant depuis plusieurs années ?

Allez-vous continuer à détourner les yeux, alors qu’un membre de votre alliance, la Turquie, intervient ouvertement dans un conflit dans le Caucase ?

Depuis l’éclatement de l’URSS et la dislocation du Pacte de Varsovie, l’OTAN se prévaut d’être une grande alliance militaire prête à intervenir sur tous les fronts, lorsque les droits de l’Homme sont menacés.

Il faut en conclure, comme lors du génocide de 1915, que le sort des Arméniens laisse indifférent toutes les puissances occidentales qui brandissent allègrement pour d’autres le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des droits humains.

Allez-vous laisser l’Azerbaïdjan mettre sa menace à exécution et lui permettre de bombarder la centrale nucléaire d’Arménie au risque d’anéantir toute vie alentours ? Ce pays, l’Azerbaïdjan et son alliée la Turquie accumulent les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité dans une indifférence totale du monde occidental. Est-ce ainsi que devait-être le nouvel ordre mondial selon les vues de l’OTAN ?

Nersès DURMAN

dimanche 4 octobre 2020

Après les risques liés à la fonte en Sibérie du permafrost, la prochaine épidémie mondiale viendra-t-elle des océans ?



Chaque minute, 15 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans. Avec quels effets sur la santé humaine ?

 

« C’est une pollution qui revient dans nos assiettes ».

À l’occasion de la conférence « Santé de l’Océan, santé de l’homme » organisée par « l’Obs », huit experts de la mer alertent sur la toxicité de la pollution marine.

Le professeur Patrick RAMPAL, président du centre scientifique de Monaco et chef de service hépato-gastro-entérologie du centre hospitalier Princesse Grace. « Il y a un certain nombre de composés toxiques dans le plastique qui peuvent être des modificateurs endocriniens ».

 

Le président de l’Ifremer François HOULLIER rappelle par exemple que les nanoplastiques altèrent la capacité des huîtres à se féconder.

Et de s’interroger : Qu’en est-il chez l’homme ?

« Ils peuvent favoriser des règles précoces ou au contraire des règles tardives, des cancers du sein, des problèmes thyroïdiens », énumère Patrick RAMPAL.

Sans compter sur la pollution chimique, qui, combinée au réchauffement, à l’acidification et à la baisse de salinité des océans, le rend davantage propice à la pullulation microbienne. 

« On a par exemple vu en mer Baltique, une mer froide qui était considérée peu atteinte par les problématiques sanitaires, apparaître des épidémies de Vibrio, cousins du microbe du choléra », illustre Patrick RAMPAL.

 

Certains coraux sont menacés par des microbes pathogènes pour l’homme :

 

Les océans peuvent-ils devenir le berceau de la prochaine épidémie mondiale ? « Pas impossible », répond un expert, qui souligne que certains coraux vivent en symbiose avec des microbes pathogènes pour l’homme. « Parmi eux, certains virus sont de type à ARN1, exactement comme le Covid ».

 

Un réservoir d’innovations

 

Bref, si l’on n’y prend garde, l’océan pourrait devenir un environnement pathogène. Alors même qu’ils constituent un véritable réservoir d’innovations en médecine ! Pour le stress, par exemple. C’est ce qu’a démontré Mathieu COULANGE, médecin urgentiste spécialisé en médecine maritime. Mais ce n’est pas tout. De nombreuses molécules ancestrales se cachent dans les bas-fonds des océans et pourraient constituer de véritables ruptures technologiques en médecine, notamment dans la recherche contre le cancer, rappelle le scientifique Franck ZAL.

Cet ancien chercheur au CNRS en sait quelque chose : il a découvert chez un ver marin familier des plages bretonnes l’ancêtre de nos globules rouges. La molécule est aujourd’hui utilisée pour augmenter le temps de vie des greffons en attente de transplantation.

 

Les perspectives sont larges et les océans sont infiniment moins bien connus que les forêts, par exemple, rappelle François HOULLIER.

« En les dénaturant, on se prive de ressources qu’on ne connaît pas encore et qu’on ne connaîtra peut-être jamais. »

Informations d’après un Compte-Rendu de « l’Obs »

 

Conflit dans le Caucase :


les combats s’intensifient entre 

l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh 

Malgré les appels de la communauté internationale l’Arménie et l’Azerbaïdjan refusent de déposer les armes,

Majoritairement peuplé d’Arméniens le Haut-Karabakh, a fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS, entraînant une guerre au début des années 1990 qui a fait 30 000 morts. Le front est quasiment gelé depuis, malgré des heurts réguliers.

Pour le président du territoire séparatiste, Arayik HAROUTIOUNIAN, la « dernière bataille » pour le Haut-Karabakh a commencé.

Le président azerbaïdjanais, Ilham ALIEV, a, lui, réitéré son appel au retrait des forces arméniennes des « territoires occupés ».

Depuis le début des hostilités, le 27 septembre, des bilans partiels font état de 242 morts. Le bilan pourrait être bien plus lourd : Erevan assure que 3 000 soldats azerbaïdjanais sont morts, et Bakou dit avoir tué 2 300 militaires arméniens.

Moscou, Washington et Paris, capitales des trois pays impliqués dans la médiation sur ce conflit sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ont réclamé un cessez-le-feu, sans succès.

Au lendemain de cette déclaration commune du Groupe de Minsk (France, États-Unis, Russie) appelant à un cessez-le-feu, l’Arménie a entrouvert la porte à une médiation en se disant prête à s’engager dans cette voie sous leur parrainage. L’Azerbaïdjan a indiqué pour sa part n’envisager qu’une seule issue : le retrait de son adversaire

Par ailleurs après que des tirs de mortier ont frappé des villages iraniens le long de la frontière l’Iran a mis en garde, samedi, contre toute « intrusion » sur son territoire

Un autre sujet d’inquiétude est le déploiement en soutien des troupes azerbaïdjanaises de combattants venus de Syrie qui avaient combattu contre le régime de Bachar Al-Assad.

Cet engagement de 300 combattants « djihadistes » a été évoqué par le président russe, Vladimir POUTINE, qui a exprimé sa « profonde préoccupation ». 

De son côté le Président Emmanuel MACRON, a également affirmé que des « djihadistes » avaient quitté la Syrie pour rejoindre l’Azerbaïdjan.

Bakou nie que des combattants venus de Syrie aient été déployés.

Le président turc, Recep Tayyip ERDOGAN, n’a de cesse de rappeler que son pays est un allié indéfectible de l’Azerbaïdjan et que seul le départ des troupes arméniennes du Haut-Karabakh peut ramener la paix.

La prise de position de la Turquie complique singulièrement la diplomatie russe arbitre depuis vingt-six ans du différend territorial entre Erevan et Bakou