vendredi 24 janvier 2020

27 janvier 1945 : l'Armée rouge libère le camp de concentration d'Auschwitz



C’est le 27 janvier 1945 que l’avant-garde de l’Armée Soviétique arrive à Cracovie (Pologne) et découvre le Camp d’extermination d’Auschwitz

Le camp est presque vidé de ses détenus les nazis ont organisé ce que l’on appellera plus tard « les marches de la mort ». Ne restent qu’environ 7 000 personnes sur les 60 000 qui y étaient enfermées.

Durant les 5 années de la guerre c’est 1,1 million de personnes (hommes, femmes et enfants) qui ont été assassinées par les nazis, dont 960 000 juifs.

Ce 23 janvier 2020 47 dirigeants du monde seront présents au Mémorial de YAD VASHEM parmi eux 26 Présidents (dont le français Macron, le russe Poutine ou l’allemand Steinmeier; le vice-président américain Mike Pence), 3 rois (Belgique, Espagne et Pays Bas), le Grand-Duc de Luxembourg et le Prince Charles d’Angleterre.

YAD VASHEM est le mémorial construit en 1953 en mémoire des 6 millions de juifs exterminés lors du génocide la Shoah. Ce mémorial se veut être un lieu de mémoire collective qui doit donner à réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour lutter contre l’antisémitisme renaissant dans toute l’Europe.

Dès son arrivée au pouvoir en 1933 les nazis ouvrent des camps de concentration pour y interner celles et ceux qui étaient considérés comme les ennemis du 3ème Reich parce qu’opposants politiques. D’abord ce sont les communistes allemands qui sont arrêtés puis les socialistes, les francs-maçons, ceux que les nazis considèrent comme « asociaux », les homosexuels, les juifs et les tsiganes.

C’est à partir de 1941 qu’est mise en œuvre la « solution finale », c’est-à-dire l’extermination planifiée des juifs et des tsiganes.

C’est à la suite d’un vote du Conseil de l’Europe en 2002, puis par l’ONU en 2005 qu’il fut décidé que le 27 janvier jour de la libération du camp d’Auschwitz par l’Armée Rouge comme date de « journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’holocauste ».

La résolution du Parlement Européen (*) du 19 septembre dernier est une insulte à cette mémoire collective que nous devons faire partager à toutes celles et tous ceux qui sont épris de Justice, de Liberté et de Fraternité.

Pendant ce temps les soldats israéliens ont froidement assassiné 3 jeunes adolescents qui avait tenté de s’enfuir du camp de concentration qu’est devenu Gaza. Israël se comporte comme un Etat totalitaire et fasciste. Dans le camp de Gaza la population meurt lentement. Se trouvent y être internés 2 millions de femmes, d’hommes et d’enfants privés de toute assistance et pendant ce temps la communauté internationale se tait, laisse faire et se développer une crise humanitaire inacceptable.

Oui c’est avec justesse qu’Elie Buzyn, 90 ans – rescapé des camps d’extermination nazis – nous dit : « Ce que je voudrais transmettre aux nouvelles générations, c’est la lutte contre toutes les formes de discrimination. », le gouvernement d’Israël devrait avoir honte de la situation qui existe à Gaza.

Contre la renaissance du racisme (sous toutes ses formes qu’elles soient antisémites ou anti islam), de la xénophobie et de la haine de l’étranger nous avons le devoir de nous y opposer.

 (*) voir à ce sujet l'article publié sur ce Blog le 11 novembre 2019 (rubrique internationale)

mardi 21 janvier 2020

2ème Rencontre Citoyenne


Le Groupe d’Étude, de Recherche, d’Animation et d’Information Municipale se propose d’organiser une série de Rencontres Citoyennes pour évoquer l’enjeu de ces futures élections locales.
A cette fin une 2ème Rencontre s’est déroulée le vendredi 20 décembre dernier et a réuni une dizaine de participants. 
Pour la plupart des personnes qui n’étaient pas présentes lors de la 1ère Rencontre. Ce qui nous encourage à poursuivre ce type de réunion citoyenne.

Vous en trouverez ci-après un bref compte-rendu.
Le sujet abordé concernait : Le réchauffement climatique.

Comment la Commune de Descartes peut-elle s’impliquer ?
Comment sensibiliser nos Concitoyens à cette urgence ?
Avons-nous des propositions concrètes à soumettre aux descartois ?


Tout d’abord la question du tri des ordures ménagères a été l’occasion de rappeler combien était indispensable dans ce domaine l’éducation des enfants à l’École (dès la classe maternelle) qui doit prendre le relais de l’éducation parentale considérée par tous les participants comme fondamentale. Une intervenante rappelant que les Associations de Parents d’élèves étaient déjà très impliquées (prenant exemple sur la Journée réalisée au Centre Aéré).

Concernant les énergies nouvelles et/ou renouvelables l’implantation d’éoliennes a bien évidemment été débattue ; mais c’est la question du barrage de Descartes qui a fait l’objet de longs débats. Certaines des personnes présentes rappelant que ce barrage (et malgré sa faible chute d’eau) était capable d’assurer l’alimentation en électricité domestique de la Commune de Descartes voici quelques années. A été également soulevée l’entretien du Barrage lui-même puisqu’il y a une vingtaine d’années était envisagé lé création d’une cellule d’observation de la faune aquatique accessible au public et même le projet d’un Musée halieutique capable d’attirer localement des touristes.

La question du mieux vivre ensemble a été abordée au travers de la création de pistes cyclables (une intervenante rappelant les obligations liées à la Loi LAURE). Cela a permis de faire une analyse critique de la réalisation du nouveau rond-point de la Salle des Fêtes. La question de l’aménagement  des terrains près de la Salle des Fêtes (pour les plus anciens descartois connu sous le nom ancienne Cité marron) a été évoquée (Cf. article sur le Blog http://leblogdesergepetit37.blogspot.fr/ en date du 22.12.2019). 

A l’évidence au niveau communal nous ne disposons pas des moyens légaux pour prendre des décisions d’importance nationales mais nous pouvons à notre échelle locale prendre des Arrêtés communaux allant dans le sens d’une lutte contre le réchauffement en informant et en éduquant nos Concitoyens.

La question des déplacements individuels a également fait l’objet d’échanges entre tous les participants à cette réunion. Entre autres a été soulevée la question du vélo à assistance électrique SANS batterie qui est très innovant dans sa conception.

De même la Voie verte a fait l’objet de longs échanges certains considérant que cette voie verte n’a que le nom qui soit vert puisque est envisagé d’en effectuer le goudronnage. Des questions ont également surgies quant à sa pérennité puisque le terrain reste propriété de la SNCF qui l’a loué à la Communauté de Communes.

Cette Voie Verte – censée attirer localement les touristes – répondra-t-elle véritablement aux espérances de ses promoteurs que sont les élus. N’aurait-il pas été plus intelligent de conserver les rails, faire les travaux pour qu’ils soient utilisables avec un système vélo rail comme cela existe dans certaines régions.

Enfin a été lancée l’idée de création d’un Prix Municipal (ou intercommunal) récompensant les habitants qui font preuves d’initiatives allant dans le sens de l’économie d’énergie.


lundi 20 janvier 2020

1ère Rencontre Citoyenne


Vous trouverez ci-dessous le Compte-rendu de la 1ère Rencontre Citoyenne

Le sujet abordé concernait : 

La loi électorale et le respect des minorités.

Comment concilier vote majoritaire et démocratie locale.
Comment associer les Citoyens à la vie locale.
Comment prendre en compte les opinions minoritaires exprimées lors des votes.

Il fut précisé dès le début de cette Rencontre qu’il ne s’agissait pas d’une réunion politique mais plus précisément d’échanges et de réflexions autour d’un thème proposé à la réflexion collective. 
En quelque sorte « un laboratoire d’idées »

Les diverses interventions ont questionné de quelles minorités s’agit-il ? :

Les minorités qui ne s’expriment pas lors des votes citoyens (1) (refuge dans le vote blanc ou l’abstention ?), ou

des minorités élues (2) qui restent sans écoute de la part des majorités ?

En fait s’il existe des minorités au sens indiqué ci-dessus (1), le sujet proposé portait davantage sur les minorités élues (2) qui ne sont pas écoutées une fois les élections terminées. 

Car s’était bien là le sens que voulait mettre en évidence les responsables de la réunion. 
La Loi électorale comme indiquée dans l’invitation devrait être plus démocratique et qu’ainsi les minorités élues devaient être écoutées et leur observations débattues. Ce qui n’est pas la règle dans la grande majorité des cas.

La Loi électorale actuelle, au nom d’une stabilité donne une large majorité à la liste arrivée en tête : pour un faible écart de voix, parfois moins de 200 voix d’écart lors des suffrages exprimés, la liste majoritaire se voit accorder 78% des sièges. Les 22% restant sont alors marginalisés et n’ont guère la possibilité d’être entendu.

Comment remédier à cette situation pour le moins choquante ?

Certains des participants ont proposé des votes citoyens, un peu à l’image des votations comme cela se fait en Suisse. Cette proposition nécessite des autorisations pour être réalisée. De plus système lourd à mettre en place et onéreux.

Une proposition plus simple et gratuite a été faite par les organisateurs : créer une structure informelle rassemblant l’ensemble des candidats des différentes listes afin qu’il puisse y avoir un échange réel avec une plus grande égalité entre tous. Sans doute serait-il nécessaire de lui trouver un nom et un calendrier pour en fixer les dates de réunions. 

En l’occurrence il ne s’agit pas de faire double emploi avec les élus municipaux mais au contraire de les maintenir au contact des réalités du quotidien des citoyens. Cette structure permettrait alors un échange d’idées et de propositions plus ouvertes impliquant plus que les seuls élus. Ceux-ci restant bien trop souvent sous la coupe de quelques leaders.

Encore faut-il que les élus comprennent l’intérêt de cette structure qui va bien au-delà des réunions de Commissions dites extra-municipales ou des réunions de quartiers. L’idée de réunion de compte-rendu de mandat à intervalle réguliers a également été retenue.