dimanche 27 janvier 2019

Il y a 74 ans les troupes soviétiques libéraient le camp d’Auschwitz-Birkenau.




En 2002 à l’initiative des ministres de l’Éducation des États membres du Conseil de l’Europe la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité est célébrée chaque année.

La date a été laissée libre de choix à chaque pays.

La France et l’Allemagne ont choisi le 27 janvier, date symbolique qui correspond à l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques.

Les survivants de l’Holocauste disparaissent peu à peu.

Simone VEIL en 2017. En septembre 2018 sont décédées deux anciennes déportées d’Auschwitz Ida GRINSPAN, à l’âge de 89 ans et Marceline LORIDAN-Ivens, à l’âge de 90 ans. 

« C’est évidement dramatique car c’est une richesse humaine qui va s’éteindre », affirme Olivier LALIEU, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des projets externes au Mémorial de la Shoah. « On est en butte à cette disparition mais aussi à la nécessité de la dépasser ».

Cette journée de mémoire vise entre autre à encourager les États à promouvoir des projets éducatifs et à protéger les lieux de mémoire liés à l’Holocauste. 

Elle a également pour but d’intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l’humanité. A l’occasion de cette Journée Internationale des victimes de la Shoah, les enseignants, mais aussi les institutions doivent s’interroger sur la façon de faire perdurer les témoignages et la mémoire des rescapés.


En effet selon une étude de l’IFOP en décembre 2018, 90 % des Français disaient avoir entendu parler du « génocide des Juifs », mais ils n’étaient que 79 % chez les moins de 24 ans.


  
 « Nous espérons que tous ces jeunes devant lesquels nous avons témoigné prendront le relais, quand nous ne serons plus là »: c’est ainsi qu’Esther SENOT, 91 ans, rescapée d’Auschwitz s’est adressée récemment aux élèves venus l’écouter au Mémorial de la Shoah.

Ce message, Elie BUZYN, 89 ans, autre rescapé le répète aussi : « Puisque nous allons disparaître sous peu, je vous charge de devenir les témoins des témoins que nous sommes ».



jeudi 3 janvier 2019

Quelles sont les différences entre le Noël orthodoxe russe et le Noël occidental?



En Russie orthodoxe, le Père Noël n’existe pas, les croyants respectent un jeûne de 40 jours et célèbrent cette fête deux semaines après les pays occidentaux. 
Dans cet article, (*) nous répondons aux questions les plus fréquentes au sujet des particularités de cet événement en terres russes. 

C’est Noël le 25 décembre ! Les Russes le célèbrent-ils?

Statistiquement, c’est peu probable et cela dépend de leur confession. La plupart des Russes catholiques et protestants le font, mais les orthodoxes, qui représentent 80% de la population, doivent attendre le 7 janvier. Bien entendu, les musulmans, bouddhistes, etc, ne reconnaissent traditionnellement pas cette fête.

Pourquoi les orthodoxes fêtent-ils Noël en janvier?

Jusqu’en 1918, la Russie et le monde occidental vivaient selon des calendriers différents : la Russie suivait en effet le calendrier julien, qui était en retard de deux semaines par rapport au grégorien. En 1918, les bolcheviks ont toutefois adopté le nouveau calendrier, mais le clergé russe a décidé de conserver l’ancien. Ainsi, en réalité, l’Église orthodoxe fête bel et bien Noël le 25 décembre, mais selon son propre calendrier, date qui correspond pour le reste du pays au 7 janvier.

Du coup les Russes ont à attendre encore deux semaines leurs cadeaux et le Père Noël?

Non. Les Russes ne s’échangent pas de cadeaux à Noël et le Père Noël n’y existe pas.

Oh mon Dieu, pourquoi!?

En Russie, Noël est bien moins populaire que dans les sociétés occidentales, où tout tourne autour du Père Noël et des cadeaux. 
Les Russes, de leur côté, respectent plus le côté religieux de cette date, et les célébrations conventionnelles, similaires à celles que connaissent les pays occidentaux, ont ici plutôt lieu au Nouvel an, lorsque chacun offre et reçoit ses présents. 
C’est d’ailleurs le 31 décembre au soir que Ded Moroz (Grand-père Gel), équivalent russe du Père Noël, fait son apparition pour le plus grand plaisirs des enfants. Noël est cependant une fête officielle, ce qui explique pourquoi l’ensemble de la Russie bénéficie de jours fériés du 31 décembre au 8 janvier.

Et qu’en est-il des traditions religieuses, sont-elles les mêmes qu’en Occident?

Pas exactement, il existe là aussi des différences. En Russie, les croyants qui se rendent à l’église à Noël doivent assister à une longue messe : les Vêpres (ou Vigiles nocturnes), afin d’assister à la joie de la naissance du Christ Sauveur. Dans la tradition catholique, les fidèles peuvent choisir entre trois messes de Noël : la nuit, le matin ou l’après-midi.

De plus, le Noël orthodoxe est précédé par un jeûne strict de 40 jours. Dans le monde catholique, l’équivalent le plus proche est l’Avent, temps de préparation et de prière, qui ne s’accompagne pas de restrictions sévères.

 (*) Article d'Oleg EGOROV dans Russian Beyond




mercredi 2 janvier 2019

La nouvelle année n'a pas toujours été célébrée le 1er janvier, en France

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Le Nouvel An n’a pas toujours été célébré le 1er janvier ! (*)

Ce n’est que depuis le 16ième siècle que cette date marque le début de l’année de manière officielle dans toute la France.

Naissance du calendrier julien : 

Dans la République romaine, l’année commençait en mars et comprenait 355 jours et dix mois. 

Jusqu'en 153 av. J.-C., l'année débutait donc le 1er mars, d'où les noms de septembre, octobre, novembre et décembre que portent encore les anciens mois de rang 7, 8, 9 et 10.
Aux premiers temps de Rome, la mesure du temps se fondait sur les cycles de la lune (celle-ci tourne autour de la Terre en 29 jours et demi environ).

L'année comportait alors 304 jours répartis en dix mois inégaux de 30 ou 31 jours (Martius, Aprilis, Maius, Junius, Quintilis, Sextilis, September, October, November, December).

Pour les Romains, peuple de pasteurs et d'agriculteurs à l'esprit pratique, il était en effet essentiel que les travaux agricoles (labours, semailles, moissons...) reviennent toujours aux mêmes dates 

Il s'y est ajouté deux mois, Januarius et Februarius, de façon que l'année coïncide avec le cycle solaire et respecte le rythme des saisons.