mardi 16 janvier 2018

Gardes médicales : Les réponses du Dr Serge Munschy sont médiocres




Répondant à l’article paru hier (*) 15 janvier 2018 dans la Nouvelle République mon confrère le Dr Munschy, sans doute en mal d’arguments convaincants, s’est cru autorisé à accoler le nom de Staline à mes critiques Je trouve le procédé peu correct et pour tout dire insultant. C’est là un procédé typiquement … stalinien.

Je ne vois ce que cette allusion perfide et sans fondement vient faire dans un débat que je souhaite ouvert, honnête et courtois. 

Mais … passons ce qui m’intéresse c’est la question de fond :
Oui ou non y a-t-il un service de gardes médicales ? 

Hélas la réponse est non et le Dr Munschy le confirme bien : Pour les gardes il faut aller à Loches ou à Châtellerault déclare-t-il. 

C’est bien ce que je reproche au système mis en place. Ce que je critique ce n’est pas seulement ce que je déplore à Descartes mais bien ce qui existe dans la totalité de la France. J’ajoute que j’en avais fait part à la Ministre de la Santé et au Député lors du précédent quinquennat.

Je ne comprends pas non plus l’amalgame fait avec le service infirmier qui lui fonctionne normalement. Sans doute est-ce pour noyer le poisson comme l’on dit dans nos campagnes ?

Sur le nombre de médecins je fais référence à la réalité actuelle.

Je constate que le nombre d’habitants (la démographie) est en baisse dans notre secteur, le nombre de médecin lui est resté stable. 

La vérité est que la nouvelle génération ne veut pas travailler comme les anciens (aimablement qualifiés de dinosaures) et assurer les gardes. 

C’est bien là où le bât me blesse.

Alors pourquoi ne pas assurer les gardes localement et vouloir se réfugier derrière la décision de l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé). Non il est plus simple de dégager sur les urgences hospitalières et ensuite s’étonner de l’encombrement de celles-ci.

Alors oui l’ARS a imposé cette suppression des secteurs locaux au profit de secteurs plus étendus et c’est bien ce que je critique. Mais je n’ai pas entendu les médecins protester contre cette mesure que je trouve inacceptable.

Toutefois j’observe un point d’accord : celui de faire le constat que l’immobilier (les Maisons Pluridisciplinaires de Santé) ne résoudra pas le problème de la désertification.
A ce propos je tiens à préciser que je n’ai pas dit que les médecins locataires de la MSP ne payaient pas de loyers. 

J’ai dit, persiste et signe, qu’ils n’avaient pas eu à investir dans l’immobilier pour s’installer. Ce n’est peut-être pas un cadeau mais je trouve que cela est un bien réel avantage. 

Qu’ils paient un loyer c’est pour le moins la moindre des choses.


Comme le dit si élégamment le Dr Munschy : « les chiens aboient la caravane passe et elle continuera à passer ». 
Ne vous en déplaise Cher Confrère ce n’est pas ainsi que l’on attirera sur Descartes de nouveaux médecins si la chute vertigineuse d’habitants se poursuit. 

Il y a une autre politique à mettre en place.

Je suis prêt à un débat public avec les médecins et nos concitoyens. Et vous ?

(*) Reprenant pour l’essentiel l’article publié sur mon Blog le 02 janvier 2018



samedi 6 janvier 2018

Il y a 50 ans : Le Printemps de Prague





Le 5 janvier 1968 débutait ce qu’à l’époque la presse a appelé le Printemps de Prague.

En effet c’est à partir cette date que sous l’impulsion d’Alexander DUBCEK est introduit la notion de « socialisme à visage humain » qui prône une certaine libéralisation. 

Une nouvelle Constitution affirme l'égalité des nations tchèque et slovaque au sein de la République Fédérale Tchécoslovaque.

Le Printemps de Prague s’achèvera le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie.

En réalité tout a commencé dans les années 1960. Le mouvement des dissidents s’organise. La contestation se développe au sein même du Parti Communiste Tchécoslovaque.

En décembre 1962 une délégation des étudiants français (l’UNEF) se rend à Prague afin de renouer les relations internationales avec l’U.I.E. (Union Internationale des Étudiants). 

Pour avoir participé à cette délégation et rencontré le Président de l’U.I.E. (Jiri PELIKAN), j’ai senti que la situation politique était en train de se modifier lentement mais profondément.

mardi 2 janvier 2018

Iran : face aux manifestations le Président Hassan Rohani a joué l’apaisement





Lors de sa première intervention télévisée depuis le début des manifestations, ce modéré a affiché sa compréhension. 

Cependant il a dû concéder un geste vis-à-vis de ses opposants qui réclament une répression immédiate contre les manifestants : c’est pour cela qu’il a cru nécessaire de menacer ceux « qui sèment le désordre ». 

Après avoir tenté de légitimer les protestataires et leurs revendications – « pas seulement contre l’état de l’économie, mais aussi contre la corruption et l’absence de transparence », le Président ROHANI a aussitôt menacé « ceux qui vandalisent les biens publics et qui sèment le désordre ».

Les premières  manifestations ont commencé le jeudi 28 décembre à Machhad, la deuxième ville d’Iran. C’est précisément l’un des bastions des opposants au président modéré ROHANI. Ils redoutent, la politique d’ouverture vers le monde de ce dernier, et surtout la perte de leurs avantages politiques et économiques.

Pour beaucoup de spécialistes de l’Iran : cela laisse à penser que la manifestation de Machhad était une initiative des adversaires du président qui cherchaient avant tout à l’affaiblir.

Une fois encore : sur la permanence des soins




Qu’il soit travailleur indépendant (commerçant ou profession libérale) ou travailleur salarié, chacun a droit au repos, aux vacances.

Oui … mais pas dans n’importe quelles conditions.

Ainsi une fois de plus, j’allais écrire une fois de trop, la permanence des soins n’est pas assurée sur Descartes.

Les citoyens s’en plaignent, et parmi les responsables municipaux personne ne s’en émeut.
Est-ce normal que l’on s’entende répondre – par le secrétariat de la Maison Pluridisciplinaire de Santé – que le rendez-vous demandé ne pourra être accordé que dans 2 ou 3 jours ? 

Ou mieux encore que l’on « tombe » sur un répondeur conseillant « en cas d’urgence d’appeler le15 ».

Je suis désolé mais la permanence des soins que l’on vante si fréquemment n’est pas au rendez-vous.

Les médecins ont le droit au repos et aux vacances mais les patients ont le droit à se faire soigner.

Pendant presque 40 ans nous avons avec les confrères médecins organisé les tours de garde chaque week-end et jours fériés, sans oublier que les jours ouvrables et la nuit il y avait toujours un praticien joignable.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas,
… et pourtant la  Maison Pluridisciplinaire de Santé existe, elle a été construite avec des fonds publics. Certes les locataires paient un loyer mais ils n’ont pas eu à investir comme ce fut le cas avant cette création.

Alors il me semble qu’il serait juste que les médecins s’organisent réellement et assurent vraiment la permanence des soins. Qu’ainsi les patients ne soient pas obligés d’avoir recours au « service du 15 » ou d’aller encombrer inutilement les urgences hospitalières.
Je connais la réponse de mes confrères : nous n’y sommes pas obligés.

C’est exact, mais le Serment d’Hippocrate vous l’avez fait.

Des voeux pour 2018




Chères fidèles lectrices,

Chers fidèles lecteurs,

En ce début d’année permettez-moi de vous présenter mes souhaits les meilleurs et mes vœux les plus sincères.

Vœux de Paix d’abord, en refusant les nationalismes exacerbés, en respectant l’Être Humain quel qu’il soit.

Vœux de Solidarité à l’égard des plus démunis en soutenant les actions des associations engagées sur ce terrain (Croix Rouge, Secours Populaire, Restos du Cœur).

Souhaits de voir notre Pays se redresser sur le plan économique, mais pas dans n’importe quelles conditions. Je veux dire en n’écrasant pas les plus faibles : en mettant en place une véritable solidarité nationale et non pas en accordant des privilèges aux plus fortunés.

Espérance donc d’un retour vers, sinon le plein emploi du moins une nette amélioration de l’Emploi.

Enfin bien évidemment Vœux de Santé pour vous-mêmes et celles et ceux qui vous sont chers.