Le
5 janvier 1968 débutait ce qu’à l’époque la presse a appelé le Printemps de
Prague.
En
effet c’est à partir cette date que sous l’impulsion d’Alexander DUBCEK est
introduit la notion de « socialisme
à visage humain » qui prône une certaine libéralisation.
Une nouvelle Constitution affirme
l'égalité des nations tchèque et slovaque au sein de la République Fédérale Tchécoslovaque.
Le Printemps de Prague s’achèvera
le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie.
En réalité tout a commencé
dans les années 1960. Le mouvement des dissidents s’organise. La contestation
se développe au sein même du Parti Communiste Tchécoslovaque.
En décembre 1962 une
délégation des étudiants français (l’UNEF) se rend à Prague afin de renouer les
relations internationales avec l’U.I.E. (Union Internationale des Étudiants).
Pour avoir participé à cette
délégation et rencontré le Président de l’U.I.E. (Jiri PELIKAN), j’ai senti que
la situation politique était en train de se modifier lentement mais
profondément.