mardi 10 mai 2016

Deux dates, une victoire





Le 8 mai, l’Europe célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Russie fête le Jour de la Victoire le 9 mai et pour une très grande partie de la population, c’est la fête la plus importante de l’année. Malgré le décalage du calendrier, dans l’histoire de cette guerre la France et la Russie ont beaucoup de pages en commun, aussi bien tragique que glorieuses.

Du 6 à 11 mai à Paris et dans d’autres villes de France, une série d’événements commémoratifs, dédiés aux combattants et victimes de la Seconde Guerre mondiale se déroulent à l’initiative de l’Ambassade de la Fédération de Russie et des associations russes et françaises, réunissant les anciens combattants et de simples citoyens, pour qui la mémoire de la guerre est encore vivante.

Le 6 mai, des gerbes et des fleurs ont été déposées au pied du monument aux pilotes et mécaniciens du régiment Normandie-Niemen au Bourget, près du Musée de l'Air et de l'Espace, qui accueille l'exposition permanente retraçant l’aventure de ce légendaire régiment de chasse ayant lutté sur le sol soviétique durant la Seconde Guerre mondiale.

 
Crédit photo :
Maria TCHOBANOV


lundi 9 mai 2016

L'autre 8 mai 1945




Au moment où la France célèbre sa victoire sur l’Allemagne nazie, en Algérie se prépare un drame que longtemps les responsables politiques ont cru pouvoir étouffer d’abord puis ignorer ensuite.
Le 8 mai 1945 dans le nord-est de l’Algérie, à Sétif, Guelma et Kherrata des massacres commencent. Ces massacres dureront plus d’un mois faisant des victimes dans les 2 communautés (arabe et pied-noir). Le nombre de victimes « européennes » s'élève officiellement à 102 morts et 110 blessés (rapport officiel de la commission TUBERT de 1945). Cette commission parle aussi de 900 musulmans tués par les « émeutiers » dans le même temps. En revanche, le chiffre du nombre de victimes « indigènes » à la suite de la répression, par les autorités publiques ou lors de campagnes de représailles privées, est actuellement source de nombreuses polémiques, le chiffre de 35 000 à 45 000 morts est le plus souvent admis.